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Alimentation en gaz naturel

Le projet piétine à Chelatta…

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Le projet de raccordement au gaz naturel de la commune de Chellata piétine .

Avec zéro raccordement pour le moment, les habitants continuent d’utiliser, pour se chauffer, le gasoil et l’électricité. Des denrées qui deviennent de plus en plus onéreuses pour les familles à faibles revenus, ceci au moment où les travaux avancent à faible allure. Les citoyens sont astreints à l’attente de cette manne qui les aidera à affronter à moindre coût le froid sibérien qui sévit dans la région durant les saisons froides. A rappeler que la majeure partie du territoire de la commune de Chellata culmine à 1 450 mètres d’altitude. C’est dire combien les hivers y sont vigoureux et glacials. Entamés en 2014, les travaux ne sont actuellement qu’à mi-chemin. Ils traînent en longueur avec des arrêts et reprises intermittents, dénotant la difficulté de mener ce chantier à terme. Selon le P/APC, Arezoug Abdelmajid, le lot Dp de Chellata, toujours en cours, n’est qu’à 53,68% d’avancement. Le lot QLS d’Ighil Oumced, dont le chantier redémarra incessamment, en est à 65,41 %, alors que les travaux sur le lot QLS Chellata, devant brancher 1 500 foyers, sont gelés. Les populations regrettent amèrement ces arrêts et retards dans la réalisation des réseaux de distribution, unique rempart qui empêche le gaz de pénétrer dans leurs foyers puisque les travaux de la station de détente et les conduites principales sont achevés. «Heureusement, aussi, que ce projet n’a pas souffert d’oppositions majeures et que les quelques difficultés rencontrées çà et là ont été vite aplanies grâce à l’intervention de l’APC et au discernement des citoyens», souligne le P/APC. Les nouvelles constructions doivent aussi être prises en considération pour mener à bien ce projet. D’après M. Arezoug, «pour le réseau de distribution, seules les constructions existantes avant 2014 sont prises en compte, mais, depuis, beaucoup de nouvelles bâtisses ont poussé çà et là à travers les différentes localités de la commune. Une mise à jour s’impose pour ne léser personne». La remise en l’état des portions de route dégradées par les travaux risque, par ailleurs, de poser problème. Les entreprises réalisatrices s’estiment, quant à elles, lésées et ne cessent de réclamer une révision des coûts de réalisation, car depuis l’attribution des marchés, les prix des matériaux utilisés ont beaucoup augmenté. Malgré l’utilité des projets de raccordement au gaz, à l’eau et à la fibre optique, les APC regrettent le spectacle qu’offrent toutes les artères éventrées, après tous les efforts consentis pour les bitumer ou les bétonner.

Sami D.