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Le cri d’alarme des myopathes

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L’association des myopathes de Bgayet a recensé 150 malades, tous âges et sexes confondus, à être touchés par cette pathologie primitive à caractère familial : la myopathie

Apparaissant au cours des trois premières décades de la vie, cette affection rare de la fibre musculaire évolue inéluctablement vers l’aggravation avec, cependant, de longs épisodes de rémission. «La prise de la vitamine E et divers facteurs du métabolisme musculaire de même que le recours à la rééducation motrice apportant un certain soulagement mais n’empêchent nullement l’installation de la dystrophie musculaire, synonyme d’impotence», nous a confié un praticien d’Akbou. Les myopathes finissent souvent par être cloués à la chaise roulante, nécessitant par conséquent, l’apport d’une tierce personne pour exécuter les gestes les plus simples de la vie quotidienne. «Ce n’est pas facile d’admettre son état quant on se voit contraint du jour au lendemain de mettre ay rancard ses projets er de laisser tomber son travail ou ses études», affirme un myopathe de Tazmalt, rencontré au siège de l’association. Cette dernière ne cesse de lutter stoïquement pour sensibiliser la société et interpeler qui de droit sur le calvaire arrimé à l’existence des malades. L’un des gros problèmes auxquels fait face cette catégorie de handicapés est, et sus d’un manque flagrant d’accessibilité dans les agglomérations urbaines, relatif à la difficulté d’acquérir une chaise roulante. «Constituer un dossier pour l’acquisition d’une chaise roulante relève d’un véritable parcours du combattant, au bout duquel la CNAS ne donne pas forcément son aval pour prendre en charge un tel équipement», se lamente Nora Abderrahmani, relevant au passage que seules 35 myopathes disposent pour l’heure de chaises roulantes.

N. Maouche