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Tamokra / La campagne oléicole à l’honneur

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La commune de Tamokra relevant de la daïra d’Akbou n’a pas d’autres branches d’activités économiques que l’agriculture, une filière que pratique la quasi-totalité de la population active. D’un relief accidenté l’olivier et le figuier sont des cultures prédominantes qui occupent l’ensemble des flancs des collines. Les habitants de Tamokra sont fiers de leurs figueraies et de leurs oliveraies qu’ils nourrissent bien de leurs sueurs en les travaillant avec cœur. La campagne oléicole qui a démarré il y a quelques semaines bat son plein. Les villages se vident dans la journée. On ne peut y rencontrer que les personnes invalides, car les autres sont tous dans les champs. La campagne oléicole est l’affaire de tous les membres de la famille. Hommes ou femmes, grands ou petits, participent à la cueillette des olives. Les fellahs, après un mauvais temps et un froid glacial qui les ont obligés à se cloîtrer à la maison durant quelques jours, ont repris de plus belle les chemins des champs pour continuer la campagne lancée en début du mois. Les champs sont bien animés et attirent les regards des curieux. La où le regard se pose, il ne verra que des fumées blanches qui se dégagent des brasiers et montent haut dans le ciel. On entend aussi de loin les bruits des gaules. Sur les chemins sinueux, on croise des véhicules roulant à faible allure ou carrément garés. Les matins à l’aller et les après-midi au retour, les pistes sont bondées de monde. Au niveau des huileries, chaque après-midi des foires d’empoigne se créent et les gérants sont débordés et trouvent parfois du mal à répondre aux sollicitations des citoyens. Un qui veut une place pour déposer sa récolte, un autre qui supplie pour la trituration de sa production, et un troisième qui doute de la quantité d’huile extraite de sa récolte la trouvant d’un rendement faible. Les épiciers aussi sont éprouvés par les clients qui ne s’approvisionnent que le soir, faute de temps dans la journée. C’est le soir aussi que le repas du lendemain se prépare. «Beaucoup de familles de notre commune ne vivent que de l’agriculture, notamment l’oléiculture qui occupe une place de choix dans l’économie agricole. 10 huileries dont neuf traditionnelles travaillent à plein régime pendant des mois pour faire face à la demande. Cette année, la production oléicole est juste moyenne et les prix des facteurs de production ont presque doublé ce qui fait que les prix de l’huile d’olive n’est pas en reste en franchissant la barre des 400 dinars le litre», explique un propriétaire d’oliveraies.

L. Beddar