Par N. Maouche | 13 Mars 2011 | 2636 lecture(s)

Tazmalt Les responsables de l’APC tirent la sonnette d’alarme

Des égouts à ciel ouvert menacent la santé publique

C’est un véritable cri de détresse que lance M. Amara Bouzid, le premier magistrat de la commune de Tazmalt, à l’adresse des responsables de la wilaya pour une prise en charge urgente du projet d’assainissement des localités de Rodha, Ikhervane et Hirouche.

Des localités constituant une très vaste zone éparse et aux prises depuis de longues années à un épineux problème en rapport avec l’évacuation des eaux usées domestiques. En effet, un réseau du tout-à-l’égout faisant défaut, les habitants de ces localités n’ont d’autre alternative que de recourir aux fosses septiques. Cette pollution est potentialisée par l’activité d’une dizaine de huileries implantées dans le secteur et dont les eaux résiduaires sont rejetées dans la nature, après avoir été, peu ou prou, délestées de leur charge de margines. Dans certains quartiers densément peuplés, même les effluents d’origine domestique ne trouvent comme réceptacle que les caniveaux, quand elles ne coulent pas dans les ruelles. «Ces rejets à ciel ouvert constituent une bombe à retardement qui peut à tout moment exploser avec l’apparition de maladies à transmission hydrique», alerte un jeune résident au quartier Hirouche. «Pourtant, regrette-t-il, nous n’avons eu de cesse de saisir les autorités à tous les niveaux mais le problème demeure toujours en suspens». «Le problème requiert une solution urgente car c’est la santé de milliers de citoyens qui est en jeu. Les autorités se doivent de réagir sans délai et avant qu’il ne soit trop tard», insiste Hocine, habitant à Rodha. De son côté, Mr Amara Bouzid, le maire de Tazmalt, fait état de la présence de 146 puits dans le périmètre de cette zone éparse. «Ces puits individuels constituent la principale, sinon la seule source d’approvisionnement en eau potable des habitants de ces trois localités », dira-t-il. «Si tous les rejets polluants venaient à contaminer la nappe phréatique, les conséquences seraient catastrophiques», souligne le P/APC, qui crie urbi et orbi l’urgence de mettre en place un réseau d’assainissement. «C’est un projet qui a besoin d’une enveloppe budgétaire d’environ 15 milliards de centimes pour sa concrétisation, une somme que seuls les programmes sectoriels de développement peuvent prendre en charge», nous dira M. Amara Bouzid, tout en rappelant que le volet relatif à l’étude a déjà été ficelé par la direction de l’hydraulique.

N. Maouche

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