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BÉNI MAOUCHE - Elle aura lieu du 1er au 5 octobre

Cap sur la 17e Fête de la figue

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Le coup d’envoi de la 17e édition de la Fête de la figue de Béni Maouche sera donné le 1er octobre prochain, au niveau du complexe sportif de proximité de la municipalité, sous le thème «Tous ensemble pour la promotion de la figuiculture».

Cet événement s’étalera jusqu’au 5 du même mois. Il s’agit, faut-il le signaler, de la troisième manifestation après la labellisation (Indication géographique, IG) de la figue de Béni Maouche, intervenue le 22 septembre 2016. Étant un espace d’échange d’expériences et de négoce, regroupant les producteurs, les mandataires, les intervenants institutionnels et les chercheurs du domaine, elle sera une occasion pour mettre en valeur l’excellence du produit local et l’engagement collectif des figuiculteurs à promouvoir la filière et à renforcer les différents segments de sa chaîne de valeur.

A noter qu’en marge de cette 17e Fête de la figue, un Séminaire national sur la figuiculture aura lieu les 1er et 2 octobre, au lycée Loudjani Hachemi de Béni Maouche, en partenariat avec les universités de Béjaïa et Sétif. «Culture figuicole et possibilités d’amélioration», «Protection phytosanitaire du figuier», «Opération et traitement post-récolte : séchage, conditionnement et transformation», «Commercialisation et mise en valeur des produits et sous-produits figuicoles», «Organisation de la filière figuicole», «La figue : apports nutritionnels et santé» sont autant de thèmes qu’auront à développer des enseignants-chercheurs issus des universités de Béjaïa, Sétif, Tizi Ouzou, Boumerdès ainsi que des agronomes.

«Le 1er Séminaire national sur la figuiculture, organisé par l’Association des figuiculteurs de Béni Maouche, en collaboration avec les universités de Béjaïa et Sétif, les 1er et 2 octobre prochains, est un évènement à soutenir, car porté par des acteurs de terrain qui travaillent depuis plusieurs années à valoriser le terroir et à participer à son développement économique, et ce par le développement d’une filière à travers un produit ancestral», souligne-t-on. Par ailleurs, pour la deuxième année consécutive, une entreprise privée, spécialisée dans la fabrication du carton ondulé, a d’ores et déjà mis à la disposition des producteurs un packaging répondant aux normes internationales. La même entreprise, rappelons-le, avait conduit, l’an dernier, une étude fixant des préconisations en matière d’emballage, de conditionnement et de transport de la figue sèche de Béni-Maouche.

Ce fut dans le cadre d’un mémoire de fin de licence professionnelle en emballage de l’université de Béjaïa, en concertation avec l’Association des figuiculteurs de Béni-Maouche. L’étude traduit en termes opérationnels, les caractéristiques techniques, les mentions, les inscriptions, les signes et les couleurs utilisés par le logo de l’Indication géographique (IG) et met en relief les qualités de la figue sèche de cette région. Mais il faut savoir qu’après la labellisation de leur produit, les figuiculteurs de Béni Maouche attendent toujours la mise en place d’un fonds spécial d’aide pour la filière et d’un circuit de distribution.

Il est vrai que le produit phare de Béni Maouche et des régions environnantes peine à s’exporter pour mille et une raisons. Selon un expert dans le domaine agricole, originaire de la région, «la figue sèche de Béni Maouche ne peut, en l’état actuel, être exportée vers les marchés de l’Union européenne» car, précise-t-il, «elle ne répond pas aux normes internationales en matière, notamment, de packaging». Outre ce problème, elle est produite en quantités insuffisantes. Pour rappel, en 2016, la production a même enregistré un léger recul par rapport à 2015, avec seulement 300 000 quintaux. Une production à peine suffisante pour couvrir les besoins du marché local. Pis encore, les terres agricoles dédiées à la plantation des figuiers rétrécissent comme une peau de chagrin.

Pour prétendre conquérir les marchés d’outre-mer, les figuiculteurs de la région devraient porter la superficie totale des figueraies à 10 000 hectares, selon les estimations établies par la Direction des services agricoles locales. Il est à signaler que lors de la précédente édition, 157 exposants, issus de vingt et une communes, dont 11 de Béjaïa et 10 de Sétif, avaient pris part à la manifestation.

F. A. B.