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AMALOU - Les projets d’une poste et d’une antenne de l’APC à l’abandon

Des équipements en quête de financement

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De l’avis des citoyens, rapprocher l’administration de l’administré, en érigeant au plus près du citoyen des infrastructures à même de lui simplifier la tâche et répondre à ses préoccupations quotidiennes est une idée louable en soi. L’initiative l’est tout autant. Sauf que, bien souvent, l’argent, ce nerf de la guerre, se met en travers de ces projets et en obère la concrétisation. C’est le cas de cet édifice en R+3, érigé au centre du village Biziou, dans la commune d’Amalou. Conçu, maturé et ébauché par l’Assemblée communale précédente, le projet est toujours au stade de chantier.

Et pour cause. Les travaux ont été suspendus depuis des années, faute de crédits, alors que seuls les gros œuvres ont été réalisés. Certes, l’exécutif actuel aux commandes de la municipalité nourrit le vœu de relancer ce projet, mais sa volonté bute sur cette même contrainte financière. «Nous avons à cœur de mettre rapidement cette infrastructure à la disposition de nos concitoyens qui en ont grand besoin. Nous avons bon espoir de recevoir une dotation sur le Fonds de soutien aux collectivités locales (FCCL), afin de le prendre en charge, sachant que les travaux d’achèvement sont évalués à 15 millions de DA.

Un montant que nos moyens actuels ne permettent pas de supporter», a fait savoir le P/APC. L’infrastructure en chantier, rappelle-t-on, est destinée à abriter une antenne de la mairie et une agence postale. L’absence de ces équipements à Biziou contraint les villageois à faire de longs trajets pour accéder à ces services publics. «Remonter vers le chef-lieu communal pour un document d’état-civil n’est pas de tout repos, à fortiori quand on réside à Gribou ou Ighzer N’lquim. Pour la poste, c’est encore plus difficile parce qu’on est obligés de se déplacer jusqu’à Akbou ou Seddouk, étant donné que la poste d’Amalou ne dispose pas de tous les services postaux», témoigne un habitant de Biziou.

N. M.