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Chantier de modernisation de la route des gorges de Kherrata

Des riverains réclament réparation

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L’usage d’explosifs par l’entreprise turque Ozgün pour le percement du dernier tunnel, le premier en allant de Bordj Mira vers Kherrata, au lieu-dit Laïnser Azagza, commence à agacer les habitants du quartier Sguen, une petite bourgade de la localité d’Aït Mebarek, relevant de la commune de Taskriout.

D’après les riverains, les vibrations résultant de déflagrations de fortes intensités à l’intérieur de la montagne ont causé des dommages à leurs habitations. Ils ont maintes fois exprimé leur désaccord vis-à-vis de cette façon d’opérer de l’entreprise Ozgün, mais en vain. «Le groupe turc cherche seulement à gagner du temps pour augmenter et engranger plus de profits le plus rapidement possible. Il ne se soucie même pas de la sécurité des riverains», dit un des habitants. Leurs maisons sont perchées au sommet de la montagne juste au dessus de l’endroit où se déroulent les travaux.

D’après leur évaluation, la distance qui les sépare des explosions n’est que de quelque deux cents mètres. D’après leurs témoignages, des fissures conséquentes par endroits sont apparues à l’intérieur des constructions juste après les premières explosions. Maintenant, ils redoutent que la poursuite de l’usage d’explosifs par l’entreprise Ozgün aggrave la situation, ce qui fragilisera encore davantage les bâtisses.

Dans une requête dimanche passé adressée à la DTP, ces habitants réclament l’envoi, dans les plus brefs délais, d’une commission d’enquête pour s’enquérir des dégâts occasionnés et être, par conséquent, indemnisés pour qu’ils puissent mener les réparations adéquates. Certains d’entre eux appréhendent le fait que les dégâts occasionnés aux constructions ne soient irréversibles. Déjà, de peur d’obstruer la voie d’écoulement souterraine de «la source bleue», les pouvoirs publics avaient préféré ne prendre aucun risque, imposant des changements dans le tracé de ce tunnel.

Dans le sillage de ce nouveau rebondissement dans la réalisation de cet axe routier d’une grande importance, certains remettent en cause la crédibilité des bureaux d’étude engagés pour la réalisation des études qui se sont avérées à maintes fois limitées ou carrément inutiles. Rappelons que pareil phénomène s’était déjà produit au niveau des communes de Sidi Ayad et Sidi Aïch au moment du creusement des tunnels de la pénétrante autoroutière de Béjaïa.

Sami D.