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Boudjellil

Engouement pour l’apiculture

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Jamais la filière apicole n’a suscité autant d’engouement dans la commune de Boudjellil que ces dernières années. En effet, ce créneau dans cette municipalité agropastorale par excellence a fini par intéresser un bon nombre de citoyens, lesquels se sont lancés dans cette activité en bénéficiant des aides octroyées par l’État, dont les ruches et les formations dites diplômantes, dispensées au CFPA de Tazmalt.

Ainsi donc, le nombre de ruchers s’est considérablement multiplié dans la région, dénotant l’importance que revêt cette filière aux yeux des habitants de la localité, dotée d’un verger arboricole non négligeable et d’un couvert végétal sauvage assez dense.

Un couvert végétal où le cheptel apicole butine à travers les fleurs à la recherche du nectar pour la confection du miel, à la faveur d’une floraison exceptionnelle cette année ! L’autre facteur positif à trait à l’utilisation légère, par les propriétaires des vergers arboricoles, de pesticides, ce qui épargne considérablement le cheptel apicole et le prémunit d’un empoisonnement et d’une mort certaine après contact avec ces substances chimiques hautement toxiques.

Dans les hameaux et les zones rurales éparses de la commune de Boudjellil, il est constaté la présence accrue de ruches disposées par leurs propriétaires en dizaines. Cette activité est pratiquée pour deux objectifs: la consommation familiale et la commercialisation. La récolte du miel donne à chaque fois de bons résultats selon les apiculteurs de la région. L’utilisation des procédés modernes dans la culture apicole et le délaissement des ruches traditionnelles sont des facteurs qui renvoient à l’optimisme quant à l’avenir de cette filière dans cette commune de la haute vallée de la Soummam.

L’apiculture continue ainsi de susciter un intérêt qui va crescendo parmi la population, notamment les paysans, comme en témoignera l’un d’eux : «Depuis que j’ai pris ma retraite, j’ai décidé de me consacrer à l’apiculture! C’est une filière que j’affectionne, car elle me passionne et puis j’aime par-dessus tout le miel. J’ai bénéficié d’une aide auprès de l’État pour me lancer définitivement dans cette activité. Maintenant, cela fait plus de cinq ans que je suis plein dedans».

S. Y.