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Chellata

Initiation aux techniques d’apprentissage des langues

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Avec l’appui de la compagnie parisienne de théâtre Dassyne, l’association socioculturelle Tudert a organisé, du 31 au 6 avril, une formation aux méthodes ludiques d’apprentissage des langues. Les activités ont eu lieu au niveau de la salle des réunions du village Fethoune, de la commune de Chellata, daïra d’Akbou.

Il s’agit, en fait, d’une formation «inédite», selon Karim Slimani, secrétaire général de l’association, qui a permis à une douzaine de jeunes, bénévoles et issus de l’association, d’acquérir de nouvelles méthodes pour l’enseignement des langues étrangères. «Nous sommes convaincus que seule la formation et un bon apprentissage peuvent assurer un tissu associatif de qualité, capable de mener des actions sensées et à la hauteur des défis qui attendent la société civile algérienne et l’ensemble de la population», dira encore M. Slimani.

Cette première session de formation, qui sera suivie par d’autres, est destinée, apprend-on, principalement «à des jeunes animateurs pour l’acquisition de compétences qu’ils exploiteront à l’avenir pour enseigner les enfants sous forme d’ateliers de langues étrangères». Ce cycle de formation constitue, selon les organisateurs, «un prolongement d’un partenariat» entre l’association Tudert et la compagnie parisienne de théâtre Dassyne, amorcée en été 2017 lors de la présentation du spectacle théâtral Aman Dihya sur l’esplanade du village.

La pièce théâtrale est produite, faut-il le signaler, par Mix et Métisse et écrite par Rezki Rabia et Sophia Kaghat-Danane, en collaboration avec Audrey Pasquet. Ainsi, en 2014, pour un développement structurel, la compagnie Dassyne avait décidé d’accompagner les associations et les compagnies de théâtre dans leur gestion associative d’où l’association Tudert est distinguée.

En outre, la compagnie a pour objectif, précise-ton, la promotion et la production de projets artistiques, d’échanges interculturels et de création d’ateliers, notamment des ateliers de théâtre conçus pour des personnes désireuses d’apprendre la langue française. «C’est ainsi que l’idée de pérenniser cette coopération est venue pour les deux associations qui comptent s’attaquer à la question de l’enseignement des langues dans la commune de Chellata et plus particulièrement dans un premier temps au village Fethoune, dans lequel la problématique de maîtrise des langues étrangères, notamment le français, s’avère de plus en plus persistante à l’instar des autres localités de la région», ajoute-t-on.

Initier des jeunes universitaires aux techniques d’enseignement des langues, autrement qu’avec les méthodes classiques pratiquées dans les écoles, est «la stratégie de Tudert et son partenaire français pour atteindre certains objectifs pédagogiques», précisera M. Slimani. Selon lui, ce partenariat bute sur la co-construction d’une formation interactive basée sur la participation effective et active des jeunes apprenants. Par ailleurs, il a été aussi question de la proposition d’un panel de jeux afin que, estime-t-on, les jeunes bénévoles trouvent leurs aisances, leurs créativités et soient confiants dans leurs prises en charge de séances pédagogiques avec les enfants.

À la marge de cette formation, les moniteurs de la compagnie Dassyne ont pu intégrer la thématique de sensibilisation à la protection de l’environnement, en proposant des exercices ludiques liés au tri des déchets et aux différentes solutions préconisées pour venir à bout de ce phénomène qui ronge nos villes et villages. «Cela pour mettre au diapason avec les projets d’éducation à l’environnement que mènent Tudert depuis plus d’une année déjà», conclut notre interlocuteur.

Menad Chalal