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AÏT MAOUCHE - Culture de figues

La canicule affecte la production

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Les figues fraîches dont le mois d’août devrait être la pleine saison coûtent encore trop cher pour les familles aux revenus limités.

En effet, sur les grands axes routiers et même dans les marchés hebdomadaires, leur prix varie entre 500 et 600 DA le kilo, voire 700 DA et plus sur les routes qui longent les côtes. D’ordinaire, à pareille époque, la figue fraîche qui symbolise la Kabylie doit être mûre à point, c’est-à-dire se présenter légèrement fendillée, signe qu’elle a absorbé un maximum de soleil, sucrée à souhait et succulente à vous enivrer. Mais la chaleur caniculaire du mois de juillet a été néfaste pour les figueraies. Et cette année, le mûrissement est retardé et les fruits sont tombés à terre avant qu’ils ne soient mûrs.

Interrogé par la radio locale, le secrétaire général de l’Association des figuiculteurs d’Aït-Maouche, Bekkouche Aomar, déclare avec beaucoup d’amertume : «Les efforts fournis cette année par les agriculteurs sont partis en l’air. Ils ont labouré leurs figueraies en hiver et au printemps, ils ont entretenu leurs figuiers comme il se doit. A chaque branche, ils ont, dans les délais, suspendu des caprifigues, c’est-à-dire des figues mâles non comestibles, d’où sortiront de petits insectes pour polliniser et féconder les figues comestibles. Mais ce travail laborieux a été réduit presque à néant par la chaleur excessive du mois de juillet.»

A noter que pas moins de 40 % des fruits sont tombés à terre, alors qu’ils ne sont pas encore mûrs. Impuissants, les agriculteurs constatent les dégâts occasionnés et prennent leur mal en patience. Par ailleurs, ajoute Bekkouche Aomar, «d’habitude à la mi-août, les figues sont bien mûres et commencent déjà à sécher dans les séchoirs. Cette année, le mois d’août a bien avancé et il n’y a pas encore de profusion de figues fraîches bien mûres.»

D’autre part, le secrétaire général de l’Association des figuiculteurs précise que les agriculteurs ne se découragent pas pour autant et préparent activement le Séminaire national sur la culture des figues, qui se tiendra les 1er et 2 octobre à Aït Maouche. Il verra la participation des chercheurs dans le domaine qui viendront des universités de Sétif, Boumerdès, Tizi-Ouzou et Béjaïa.
B Mouhoub