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Ath Djellil

La polyclinique décriée

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La polyclinique d’Ath Djellil, commune sise dans la localité de Tighzert, traîne une kyrielle de carences qui entravent son bon fonctionnement.

Parmi les insuffisances relevées, celle en rapport avec les équipements revient comme un leitmotiv dans la bouche des usagers de la santé. «Un service aussi important que la radiologie est inopérant faute de matériel.

Les patients nécessitant un bilan radiologique sont systématiquement orientés vers l’hôpital d’Amizour ou la polyclinique d’El Kseur, avec tous les inconvénients que l’on peut imaginer en termes de perte de temps et de frais de déplacement», soutient un quadragénaire du village Aghvala. Un autre villageois de Tizi N’Djebar soulève l’absence d’un laboratoire d’analyses médicales.

«Il n’y a ni plateau technique, ni personnel paramédical pour prendre en charge ne serait-ce que les paramètres les plus basiques», clame-t-il. «Notre polyclinique est une coquille vide. Elle fait souvent office de structure de transit à partir de laquelle les malades sont invités à solliciter d’autres structures de santé, comme la polyclinique d’Imoula dans la commune de M’Cisna», témoigne un retraité du village Bounaim.

L’absence d’un point d’urgence et d’une maternité rurale se fait aussi cruellement sentir, fait-on remarquer. «Nos parturientes sont évacuées à leurs risques et périls sur des pistes abruptes et défoncées. Les malades en situation d’urgence subissent les mêmes souffrances.

D’aucuns l’ont, d’ailleurs, payé de leur vie», clame un citoyen d’Ath Djellil. De leur côté, les responsables de l’APC disent faire de l’amélioration de la couverture sanitaire leur dada favori. «La santé c’est notre cheval de bataille. Même si le secteur ne relève pas des prérogatives de l’APC, nous n’avons eu de cesse d’interpeller qui de droit. Hélas, nos doléances ne trouvent pas d’échos. Même l’extension de la polyclinique promise par le wali en 2015 reste un vœu pieux», déplore un élu à l’APC.

N Maouche.