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Plages mal nettoyées, squat, insécurité…

La saison estivale s’annonce catastrophique !

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Sur quelques plages de la région, anarchie, saleté et insécurité
règnent en maître.

Opérations sporadiques de nettoiement des plages sans une réelle incidence sur l’environnement, squat des espaces de stationnement, racket des estivants, des prestations aux prix forts, sont autant de couacs d’une saison estivale qui s’annonce catastrophique à Béjaïa.

Devant cette situation, la direction de la jeunesse et des sports (DJS) a invité, samedi dernier, ses partenaires associatifs à prendre part à une vaste opération de nettoiement des plages, baptisée «Béjaïa plages propres 2019». «Les associations partenaires de la DJS sont cordialement invitées pour une large participation à l’opération Béjaïa plages propres 2019 au niveau des sites retenus (Melbou, Souk El-Tenine, Aokas, Tichy, El-Meghra, les Aiguades et Béni K’sila, (…) prévue ce samedi», lit-on sur la page officielle de la DJS.

«La participation à cette opération est considérée comme critère d’évaluation de l’action associative», tient-on à expliquer aux associatifs de la wilaya.

Il est à rappeler, dans ce contexte, que des opérations similaires avaient été initiées par le passé par les pouvoirs publics. D’aucuns estiment que «ces opérations sporadiques de nettoiement des plages sont sans une réelle incidence sur l’environnement.»

Sur la côte-Ouest de Béjaïa, des baraques appartenant à des prestataires de services avaient été démolies l’an dernier pars les autorités locales. D’aucuns voyaient en cette opération un début d’une gestion efficiente des plages de la wilaya. Il n’en fut rien. Une année après, la plage d’Oued Dass, à titre d’exemple, n’a bénéficié d’aucun aménagement. Ni route, ni parking, ni cabines pour toilette et douches…

«Ils ont tout détruit, mais sans pour autant engager des travaux d’aménagement pour rendre la plage plus accueillante», se désole un habitué de la plage d’Oued Dass. Une autre désagréable surprise attend les visiteurs qui choisiront de passer quelques jours de vacances sur les plages paradisiaques de la côte Ouest de Bejaia. La route qui y mène est dans un piteux état.

En effet, la RN24 est, par endroit, impraticable. Et pourtant la dégradation de cet axe routier ne date pas d’hier, sans toutefois faire réagir les services concernés.

Sur un autre plan, les prestataires de services ayant pignon sur rue dans les villes côtières de Béjaïa, se lancent d’ores et déjà dans le renchérissement des prix, sans pour autant offrir le minimum à leurs clients. Un simple sandwich frites-omelettes coûte au bas mot 200 Da! Comme le veut la tradition, des jeunes squatteurs d’espaces de stationnement sur les berges de plages, attendent, bâtons à la main, les baigneurs pour les presser comme des citrons, en les sommant de payer 200 DA.

C’est le cas ces jours-ci sur la plage de Djoua, dans la commune de Boukhlifa. Sur les routes de Béjaïa, des conducteurs foulent au pied le code de la route sans être inquiétés par une quelconque autorité. Au centre-ville comme aux entrées Est et Sud de Bejaia des bouchons monstres commencent déjà à se former. Sur les routes menant aux stations balnéaires de l’Est ou de l’Ouest de Béjaïa, des goulots d’étranglements se forment à toute heure de la journée, voire jusqu’à tard dans la nuit. Et pour trouver un petit réduit où passer la nuit, les visiteurs de la wilaya doivent débourser des milliers de dinars pour s’offrir ce luxe. En somme, il n’y a plus de tourisme à Bejaia, et ce depuis des années.
F. A. B.