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DARGUINA - Déficit en transport scolaire

L’APC réclame plus de bus

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L’éloignement des établissements scolaires des centres habitables de la commune de Darguina contraint la municipalité à louer des moyens de transport privés.

Située à environ 45 km du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, Darguina, à vocation agropastorale, s’avère être l’une des communes les plus déshéritées de la wilaya. La concentration des populations est plus importante dans les villages et hameaux de la commune.

Ses localités rurales sont éparpillées un peu partout sur les flancs des montagnes environnantes, sans jonctions entre la plupart d’entre elles. Les deux collèges de la commune, à savoir le CEM Saâdane et celui d’Ighzer Ouftis, ainsi que le lycée Khaled Messaoud, sis au chef-lieu, restent très éloignés des différentes localités et hameaux du territoire de la municipalité.

Ces spécificités du relief caractérisant cette commune et l’éloignement des établissements scolaires des habitations constituent d’énormes difficultés que l’APC est appelée à surmonter, afin d’assurer le transport pour des milliers d’élèves. La commune ne possédant que cinq bus, elle fait appel à des transporteurs privés, pour assurer le ramassage scolaire aux nombreux enfants scolarisés.

Cette année, vingt fourgons ont été loués par l’APC pour répondre un tant soit peu à la forte demande. Les parents d’élèves des bourgades et bourgs éloignés n’arrêtent pas de réclamer une meilleure prise en charge de ce volet. «Malgré une flotte de vingt-cinq bus, nous n’arrivons pas à contenter tout le monde», avoue Rachid Khalef, P/APC de la commune.

«L’éloignement de différentes localités des établissements scolaires et la difficulté des différents parcours font que les bus ne peuvent pas effectuer plusieurs rotations et transporter à temps tous les élèves», a-t-il encore ajouté. L’APC éprouverait même des difficultés à rémunérer en totalité les vingt transporteurs privés.

Le budget alloué à l’APC à cet escient n’est que de 200 millions de centimes annuellement, alors que la flotte engagée pour assurer le ramassage scolaire coûte, selon les responsables, 600 millions de centimes par an. Le déficit est grand et les sources de financement sont inexistantes, puisque l’APC ne vit que des subventions de l’État. «Chaque année, le déficit est important.

Pour l’année 2019, nous avons lancé ce marché à découvert. Même si les propriétaires des bus et fourgons sont compréhensifs, il viendra le moment où il faudra les payer», souligne le P/APC. La solution reste, selon les élus, l’acquisition de plusieurs autres bus. Ainsi, l’APC pourrait réduire le nombre des fourgons loués dans le cadre du ramassage scolaire et diminuer, en conséquence, la facture.

«Je lance un appel aux différentes autorités pour mettre à la disposition de l’APC plusieurs bus. Ce n’est que de cette façon que nous pourrons répondre efficacement aux attentes des élèves», conclut Rachid Khalef.

Sami D.