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EDUCATION - Doléances des enseignants

Le CNAPESTE monte au créneau

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Dans une déclaration rendue publique, dernièrement, le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’Éducation de Béjaïa (CNAPESTE) dit avoir constaté «des retards inacceptables» dans la prise en charge des doléances des enseignants. Celles-ci sont liées principalement, selon ce syndicat, «au versement des arriérés financiers, à la régularisation des situations relatives au plan de carrière des enseignants, au logement et à la médecine du travail».

Le CNAPESTE-Béjaïa a soulevé également avec acuité, le manque en moyens pédagogiques à travers les établissements scolaires de la wilaya et a dénoncé les retards flagrants enregistrés dans la réalisation et l’aménagement de plusieurs infrastructures éducatives. «Tout pâtit de souffrances et de retards exagérés», a déploré ce syndicat. Par ailleurs, les rédacteurs de cette déclaration regrettent «un statuquo qui donne une piètre image du secteur de l’éducation dans la wilaya de Béjaïa». «(…)

Cette situation pénalisante dure depuis longtemps», s’indigne le CNAPEST-Béjaïa, qui interpelle la Direction de l’éducation et le ministère de l’Éducation nationale à y remédier. Sur le plan national, ce syndicat, qui a réuni son conseil de wilaya, le 24 septembre dernier, a décidé, après «un large débat fructueux et responsable», de soumettre deux propositions à ses instances nationales. Il s’agit de consacrer une journée par semaine (lundi) pour une grève cyclique, appuyée d’une marche populaire.

Le CNAPESTE-Béjaïa a également rappelé, à travers sa déclaration, qu’il fait siennes «les exigences du peuple algérien» et qu’il «s’inscrit dans la dynamique citoyenne nationale», tout en réitérant «sa disponibilité à lutter sans relâche pour le triomphe des aspirations populaires, avec l’ensemble des partenaires, qu’ils soient syndicaux, politiques ou associatifs». Pour ce syndicat, l’avenir proche et lointain de l’Algérie «dépendra des choix politiques et sociaux, qui seront pris maintenant». Il préconise, à cet effet, «l’instauration d’un processus transitionnel qui devrait déboucher sur la naissance d’une nouvelle république basée sur la démocratie, la justice sociale et le respect des droits de l’homme».

B. S.