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BARBACHA - Chutes de tension électrique répétitives

Le désarroi des commerçants

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Les habitants du chef-lieu communal de Barbacha souffrent le calvaire, ces jours-ci, suite à des chutes de tension électrique et de coupures incessantes ayant causé des dégâts sur leurs appareils électriques et
électroménagers, notamment chez les commerçants.

Une situation qui a duré des années durant et les victimes de ces désagréments attendent impatiemment que l’on intervienne pour y mettre fin et assurer une alimentation adéquate. «Je dois avouer que mon matériel à subi des dégâts dont le montant atteint les 55 millions parmi les pannes causées sur ma chambre froide, armoires frigorifiques, présentoirs, balance, sans parler des pertes en viandes suite aux coupures nocturnes», souligne un boucher de ce centre urbain.

Même topo chez les autres commerçants du coin, à l’image des supérettes et autres magasins d’alimentation générale, restaurants et pizzeria ainsi qu’un Cybercafé qui dit avoir du mal à satisfaire ses clients du fait des coupures multiples durant la journée et aussi d’une chute qui paralyse l’utilisation de la climatisation demandée en ces temps de grandes chaleurs.

Beaucoup de produits alimentaires, soit chez les commerçants ou les propriétaires de fast-food, sont jetés du fait des coupures durant la nuit où les gérants ne sont plus dans leurs magasins. «Nos doléances sont transmises à qui de droit, donc le problème est inscrit mais à ce jour les travaux d’amélioration de ce réseau électrique défaillant tardent à venir, et nous sommes les seuls à en payer les frais de par cette lenteur dans la prise en charge de ce problème», ajoute un autre commerçant du même coin.

Il faut signaler que cette partie du chef-lieu communal de Barbacha est un lieu commercial par excellence, où se sont concentrés des magasins de tous genres, donc facile à imaginer l’ampleur des dégâts occasionnés par ces chutes de tension durant des années. Ce qui pourrait devenir un obstacle au développement commercial de cette zone urbaine, qui pourtant représente la première activité, après celle de l’artisanat.

Les commerçants victimes de ces ennuis espèrent que les autorités locales se pencheront à y remédier avant que certains parmi eux n’envisagent d’ores et déjà de fermer boutique et d’aller vers d’autres cieux. Cela dit, ce chef-lieu manque de tout, car, à défaut des aménagements urbains qui tardent aussi à voir le jour, il n’y a rien qui donne l’allure à ce centre qui date de 100 ans en plus d’être un chef-lieu de daïra, il est juste un semblant de concentré d’habitations.
Nadir Touati