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Seddouk

L’eau potable rationnée

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Les villages de la commune de Seddouk sont soumis à une diète hydrique, aussi sévère que chronique. Depuis l’abandon, pour cause de remontée de sel, des forages situés dans le lit majeur de la Soummam, la population est alimentée exclusivement par l’eau du barrage Tichy Haf.

«La qualité de cette eau laisse à désirer. Pire, le liquide coule des robinets avec un débit très faible», relève M. Djamel Tigrine, le premier magistrat de la commune. Selon l’édile communal, l’eau est distribuée avec une fréquence d’un jour sur deux en moyenne, sur des plages horaires ne dépassant pas trois heures. Cependant, toutes les localités ne sont pas logées à la même enseigne, témoigne-t-on.

Dans certains secteurs, le rationnement est plus drastique. «L’eau n’est lâchée qu’à raison de deux fois par semaine, dans le meilleur des cas. Parfois, nous n’avons même pas suffisamment de temps pour remplir nos jerricans de ce liquide douteux, qui n’est bon que pour les besoins d’hygiène», peste un père de famille du village Ighil N’djiber.

«Nous ne sommes pas tous égaux devant la pénurie. Les quartiers lovés au fond des vallons sont nettement plus avantagés par rapport à ceux nichés sur les collines», témoigne un habitant du village Tibouamouchine. Le mot «pénurie» est ainsi sur toutes les langues. Une situation qui découle, selon certains, d’une gestion approximative de ce secteur névralgique.

D’aucuns pointent du doigt les piquages illicites commis par des tiers sur le réseau. Un piratage qui génère de grosses pertes physiques. La ressource, signale-t-on, fait régulièrement l’objet d’un gaspillage outrancier de la part de certains usagers qui ne versent pas un sou vaillant à la collectivité.
N Maouche