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TAZMALT -En dépit des campagnes d'abattage menées

Les chiens errants pullulent

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Malgré les multiples campagnes d’abattage de chiens errants opérées chaque année, ces animaux finissent toujours par réapparaître à Tazmalt, au grand dam de ses habitants. La prolifération de ces vecteurs de maladies dangereuses, telle la rage, n’est apparemment pas endiguée par les battues organisées régulièrement par les services concernés de l’APC.

Des citoyens de plusieurs localités affiliées à cette municipalité relèvent la présence de ces bêtes aux canines incisives qui se font de plus en plus menaçantes, surtout à l’égard des enfants et des personnes âgées qui se trouvent carrément désarmés devant ces chiens, surtout lorsqu’ils se déplacent en meutes.

Dans les quartiers périphériques de la ville de Tazmalt, à l’instar de Tiouririne, village Sud, Village Nord, Tineswine Ivahlal, pour ne citer que ces derniers, les habitants ont soulevé l’existence de meutes de chiens ou de spécimens individuels qui sèment, souvent, la panique, rien qu’en passant dans les rues. S’ils sont atteints de la rage, ces canidés peuvent attaquer et «déchiqueter» des enfants. Cependant, personne n’est indemne d’une éventuelle attaque de chiens errants. Durant les nuits glaciales, ces chiens occupent les rues en suscitant l’inquiétude avec leurs aboiements incessants. Toutefois, ce qui encouragerait la prolifération de ces bêtes c’est la présence des dépotoirs sauvages et la pose de sacs remplis de déchets devant les portes des habitations à des heures indues de la nuit. Les sacs-poubelle sont à chaque fois éventrés et éparpillés par ces chiens affamés.

D’aucuns, et devant le constat d’échec des campagnes d’abattage de chiens errant menées dans cette localité, préconisent la création d’une fourrière canine municipale, afin d’atténuer ce phénomène. En dépit de tout ce que l’on entreprendrait, le phénomène ne peut être éradiqué pour la simple raison que ces animaux se déplacent beaucoup et ont comme « base-arrière » les tamaris et le tissu végétal touffu de l’oued Sahel, où ils se reproduisent en toute quiétude !

Syphax Y.