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Tifra

Les entreprises du gaz pointées du doigt

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Appréhendé au départ comme un mal nécessaire, la mise sens dessus dessous du réseau routier de la commune de Tifra par les chantiers du gaz naturel a fini par soulever le courroux des villageois et cristalliser l’inquiétude des responsables locaux. Certains habitants disent leur ras-le-bol de se morfondre dans l’incertitude et de subir les désagréments de ces chantiers qui n’en finissent plus. «La patience a des limites.

L’échéance de livraison du projet est sans cesse ajournée. Les travaux ont l’air de faire du surplace. Les routes sont totalement éventrées», résume, sur une pointe de déception, un quadragénaire du village Laâzib. «Nos routes et nos venelles sont complètement défigurées et rendues impraticables. Personne ne semble se soucier de leur remise en état», dénonce-t-il.

Un villageois pointe un doigt accusateur en direction des commissionnaires que sont les entreprises réalisatrices : «Tout le monde a fait la même remarque, à savoir que le travail bâclé s’impose partout à la vue. Nos rues sont truffées de monticules de terre et parsemées de trous béants, prêts à happer les imprudents.

Les entreprises ne semblent pas pressées de terminer les travaux, pas plus qu’elles ne se préoccupent de remettre les routes en état», fulmine un jeune du village Ikedjane. «On nous a fait savoir que l’on s’occupera de nos routes seulement après les essais du gaz, or ces derniers ne seront pas réalisés de sitôt, ou peut-être quand les poules auront des dents», ironise-t-il. Les pluies de la dernière décade de ce mois de janvier ont ajouté un peu au désordre ambiant, avec des routes devenues boueuses.

Les quelques opérations de colmatage, entreprises ici et là par des volontaires, s’avèrent autant de coups d’épées dans l’eau. «Le gaz, nous l’avons sollicité de toutes nos forces. Pour l’heure, nous avons eu droit qu’à des désagréments. Il reste à prier pour nous extirper rapidement de cette quadrature du cercle», dira un retraité d’Ikedjane.
N Maouche.