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À un mois de la saison estivale

Les plages de la wilaya insalubres

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À un mois du lancement officiel de la saison estivale, la trentaine de plages que compte la wilaya de Béjaïa sont toujours insalubres. Selon des citoyens qui ont eu l’occasion d’en visiter quelques-unes, l’état de la quasi-totalité de ces plages est des plus lamentables. Les longs des plages sont jonchés de toutes sortes de débris et de déchets : des restes de feux allumés sans doute pour faire cuire quelques nourritures au bord de la mer durant ce printemps, et des canettes de bière ou de soda qui ont accompagné les repas entre amis.

Des rondins de bois de diverses dimensions ramenés par la mer dans ses moments de furie, des algues séchées, des sachets, des bidons en plastique, des tas de détritus assemblés çà et là au gré du mouvement des vagues, des promeneurs ont même trouvé dans une plage de la côte-ouest une table et des chaises en plastique à moitié enfoncées dans le sable. Bref, à l’approche de l’été, beaucoup de plages de la wilaya de Béjaïa ressemblent plus à des dépotoirs repoussants qu’à des lieux de détente. Les plages de Souk El-Tenine et de Melbou, dans l’Est de la wilaya, sont un cas particuliers.

En effet, des tonnes et des tonnes de déchets provenant des décharges communales de Taskriout et de Darguina sont déposés à l’oued Agrioun, qui descend de Kherrata. Le nettoyage de ces plages dépasse largement les moyens modestes de ces communes côtières suscitées. D’ailleurs, beaucoup estiment que quand on veut faire rater une opération, on la confie à une APC. De l’avis général, il faut de grands moyens matériels comme des rétro-chargeurs des camions de gros tonnages pour débarrasser les plages des montagnes de débris et de déchets qui les encombrent.

D’ailleurs, le maire de Souk El-Tenine déclare ouvertement que l’APC n’a pas les moyens matériels pour procéder au nettoyage des plages de sa commune. «La dizaine d’ouvriers de la commune si je les envoie à la plage, ça sera au détriment du centre-ville. Et ce qu’a dit le maire de Souk-El-Tenine est valable pour toutes les communes côtières y compris celle du chef-lieu de la wilaya. Déjà qu’en temps normal, la plupart des rues sont répugnantes de saleté, qu’est-ce qu’elles deviendront si les ouvriers sont envoyés nettoyer les plages ?

Selon certains citoyens, la solution viendrait peut-être des campagnes de volontariat où les autorités feraient appel aux associations en rapport avec l’écologie, les comités de quartiers, les communes avec leurs moyens logistiques et les entreprises étatiques et privées, à l’image des campagnes de volontariat organisées tous les samedis pour venir à bout des saletés de la ville de Béjaïa.

B Mouhoub.