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SIDI AÏCH - La mercuriale flambe !

Les prix repartent à la hausse

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Les prix des produits agricoles frais (fruits et légumes) repartent à la hausse, à Sidi Aïch. C’est ce que l’on a constaté mercredi dernier au marché hebdomadaire de la ville. La flambée de la mercuriale est quasi générale, donnant le tournis au chaland, dont le porte-monnaie est soumis à rude épreuve. La pilule est d’autant plus dure à avaler que cette envolée des prix intervient quelques jours seulement après la saignée infligée par les dépenses de la rentrée scolaire.

Omniprésente dans l’ordinaire du consommateur, la pomme de terre vend chèrement sa peau. Le tubercule est passé de 50 à 65 DA le kilo en quelques jours. La courgette et les haricots verts sont pris d’un accès de fièvre. Ils sont cédés respectivement à 150 et 170 DA, soit une majoration moyenne de plus de 20%. La tomate culmine à 120 DA, la carotte remonte à 90, voire 100 DA, tandis que la laitue se stabilise autour de 100 DA, après avoir taquiné la barre de 200 DA le kilo. Seuls le poivre et le piment restent relativement abordables à 70 et 90 DA le kilo. Déjà peu accessibles aux bourses moyennes, les fruits épousent une courbe ascendante.

Le renchérissement est de 25 à 40 DA en moyenne. Hormis la pastèque et le melon, proposés respectivement autour de 50 et 70 DA, tous les autres fruits accusent une hausse tangible. Même les raisins, dont c’est pourtant la pleine saison, se maintiennent à pas moins de 200 DA. Pour les baies de gros calibre, il faut débourser 250 DA ou plus. Idem pour la poire, vendue à 200 DA le kilo. Ainsi, le marché est si enfiévré que le consommateur a du mal à remplir son panier de courses. «Nous sommes pris de court par ces hausses intempestives qui nous donnent le vertige.

A chaque fois, nous sommes obligés de restreindre les quantités achetées et d’en exclure les produits trop chers», lâche, désemparé, un père de famille. Interrogé sur cette reprise des cours, un mandataire de la région l’impute principalement au passage entre deux périodes de récolte : «Nous sommes dans la période de soudure. Celle-ci est caractérisée par une offre insuffisante qui fait booster les prix. Les spéculateurs du réseau informel saisissent cette opportunité pour gonfler leurs marges», dira-t-il. Un autre intervenant pointe l’absence d’un plan prévisionnel à même de maîtriser la balance de l’offre et de la demande et stabiliser, de facto, les cours.

N Maouche