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KHERRATA - Logement LPL

Près de 3 000 dossiers en attente

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La demande en matière de logement social emprunte une courbe exponentielle dans la commune de Kherrata.

Les chiffres obtenus auprès des services de la municipalité font état de plusieurs milliers de dossiers de souscription en instance de traitement. «Les demandes sont déposées au niveau de la daïra. Un récent décompte révèle que l’on se rapproche du seuil des 3 000 dossiers.

C’est un niveau jamais égalé, un record historique», souligne un élu à l’APC, supputant que ces statistiques sont vouées à une hausse certaine au cours des prochains mois. «Les demandes affluent sans cesse. Au rythme où vont les choses, seul un programme immobilier spécial et ambitieux sera à même de résorber toute cette masse de demandeurs», estime-t-il.

Par ailleurs, nous fait-on savoir, la contrepartie en logements sociaux de types publics locatifs (LPL) est de 204 unités seulement. Une partie de ce programme est achevée, tandis qu’une autre proportion est toujours en cours de réalisation. «Cette forte pression sur le logement LPL est due à l’exode rural. Les gens sont de plus en plus nombreux à déserter leurs clochers pour venir s’installer en ville, dans l’espoir d’obtenir un logement», explique l’élu à l’APC.

D’aucuns estiment que la solution pérenne à cette équation ne réside pas dans la construction de logements dans l’agglomération urbaine, mais de favoriser la fixation de la population rurale et d’encourager le mouvement d’exode inverse. Installé depuis de longues années avec sa petite famille dans un quartier à la périphérie du centre urbain de Kherrata, un citoyen du village Merouaha peste contre son mauvais sort.

«J’ai débarqué en ville dans l’espoir d’avoir un job et un toit. Plus de dix ans se sont écoulés et je n’ai ni l’un ni l’autre. Mon semblant d’occupation ne me procure même pas de quoi régler mon loyer et assurer la subsistance de mes enfants. Quant à ma demande de logement, elle est toujours en instance», se plaint-il.

Issu d’un hameau haut perché, un autre souscripteur au logement LPL se dit prêt à retourner au bercail, «Pour peu, dira-t-il, qu’un minimum de conditions soient réunies». «Le travail qui m’a fait venir s’avère être une chimère. Le logement espéré est tout aussi utopique. Au final, je me suis retrouvé dans une situation de précarité extrême, de laquelle seul un retour au village peur m’extraire. Hélas là-bas aussi, les horizons ne sont guère plus prometteurs», lâche-t-il, sur une pointe d’amertume.

N Maouche.