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Ighil Ali

Semaine culturelle et écologique au chef-lieu

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Plusieurs activités ont été organisées du 27 au 31 août dernier entrant dans le cadre de la Semaine culturelle, artistique et écologique, initiée par le Mouvement de la jeunesse du village d’Ighil Ali et l’association «Tafat». En effet, la manifestation, qui a bousculé un petit peu les habitudes des villageois et brisé pour quelques jours la monotonie qui caractérise cette localité haut perchée, a été riche surtout en enseignements.

Ainsi, elle a permis de prendre conscience de l’aspect écologique surtout, lequel a pris un sérieux coup ces dernières années dans la localité, vu la pollution de l’environnement et la gestion chaotique des déchets ménagers à cause de l’inexistence d’une déchetterie communale. D’autre part, le programme tracé par les initiateurs de cette Semaine culturelle, artistique et écologique s’est articulé autour de conférences-débats, comme celle animée, au premier jour de la manifestation, à la maison des Jeunes d’Ighil Ali par l’écrivain Laouchedi Hamid et qui avait pour thème «L’histoire de l’écologie dans la culture amazighe».

Aussi, des fresques murales ont été réalisées par des jeunes peintres de la localité, le long du mur de soutènement de l’arrêt des fourgons qui jouxte le CEM Ben Badis, au chef-lieu. D’autres lieux ont été également enjolivés avec des fresques, comme Tajemaït (l’Assemblée traditionnelle kabyle) et les murs du quartier Ath Moussa, lesquels ont été agréablement repeints et réhabilités. Dans le même sillage, plusieurs quartiers ont vu leurs façades ravalées et peintes donnant un aspect agréable aux lieux.

Des volontariats de nettoyage ont été dans la même foulée initiés par des jeunes et moins jeunes des différents quartiers du chef-lieu, où les déchets ménagers ont été évacués alors qu’ils s’amoncelaient depuis des jours. Cependant, la plus grande satisfaction de cette manifestation d’à peu près une semaine a été indubitablement l’éradication des dépotoirs sauvages, notamment celui situé en bas de la polyclinique du chef-lieu à la lisière de la RN 106, lequel constitue l’un des points noirs de cette localité. En effet, ce dépotoir enlaidissait depuis des années le chef-lieu avec des amas d’ordures et des odeurs nauséabondes qui empestaient à des dizaines de mètres.

Syphax Y.