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Saharidj Ce site touristique par excellence est dépourvu de toute infrastructure

Tala Rana piétine

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Un lieu touristique s’il en est, Tala Rana n’a rien à envier aux autres sites de la région.

Tels que Tikdjda, Tala Guilef, et autres sites de montagne, sauf que si la nature l’a bien gâtée, d’une situation géographique à une altitude de 1 400 m sur le flan sud de Djurdjura et de bien d’autres atouts et charmes que lui donnent une dense forêt de Cèdres, de chênes et de châtaigners, ainsi qu’une source d’eau à fort débit, qui donne son nom au site, il manque encore d’infrastructures hôtelières qu’elle attend toujours depuis février 2008, promise par les services de la wilaya, mais qu’on n’a jamais vu venir, quatre ans plus tard. La bureaucratie semble être assez tenace pour y mettre les embûches à chaque fois, pour remettre le projet au calendes grecques. Au départ, en 2008, l’option avait été prise pour confier l’assiette de terrain à un promoteur privé qui a eu la validation du comité local d’assistance et de promotion de l’investissement (calpi), pour la réalisation d’une centre de loisirs avec une infrastructure d’accueil de 18 chambres, un restaurant, une cafétéria et autres servitudes. Mais, tout est remis en cause par le caractère litigieux de l’assiette de terrain, quand la commune qui se croyait en être la propriétaire en vertu d’un arrêté de 1974, s’est vu signifier une opposition par les domaines, au motif de la non publication à la conservation foncière de l’arrêté en question. Après une longue attente dans l’espoir de règlement de cette contrainte, les autorités de wilaya, en concertation avec l’assemblée communale, ont finalement opté pour une auberge de jeunes sur les lieux, avec la réhabilitation d’une carcasse à l’abandon, édifiée par la commune avant qu’elle ne soit abandonnée suite aux contraintes sécuritaires des années 1990. Auberge, ou centre de loisirs, qu’importe l’appellation ; on attend toujours que Tala Rana soit vouée à un meilleur statut, qui ne serait nullement usurpé car des potentialités dormantes sont là à attendre une meilleure exploitation pour le bien de tous.

Mohand Meghellet