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Saharidj Un phènomène observé depuis plus de 5 ans

Les singes plus envahissants que jaimais

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Les citoyens d’Ivelvaren et Iwakouren, deux villages de haute montagne dans la commune de Saharidj, nous ont de nouveau approchés durant ce week-end pour nous faire part de leur désarroi face à des colonnes de singes plus envahissants que jamais, qui dévastent leurs vergers et y commettent des ravages.

Nos interlocuteurs qui restent impuissants devant ces plantigrades intelligents de surcroît qui déjouent tous les subterfuges et astuces utilisés par les agriculteurs pour les éloigner de leurs vergers sans les tuer affirment qu’il est constaté…une démographie galopante de ces troupes de singes magots dénombrés par centaines pour chaque colonne ajoutée à une déroutante audace. Ils se font même provocants en narguant du haut des arbres ceux des propriétaires qui essayent de les chasser. Une fois de plus l’adage «la nature a horreur du vide» résume à lui seul ce cas des singes qui ont repeuplé les terres agricoles désertées depuis plus d’une décennie par les propriétaires, en raison de l’insécurité et les descentes répétées des hordes terroristes dans ces agglomérations de haute montagne, entourées de maquis vierges et situées en terrains fort accidentés. Un ensemble d’éléments naturels qui offrent un refuge idéal pour les sanguinaires, les singes délogés de leur milieu naturel par les incendies en série de ces 5 dernières années ont trouvé gîte et couvert dans ces terres agricoles ou ils ont fini par s’installer définitivement pour disputer les récoltes aux agriculteurs, qui ont repris bien que timidement le travail dans leurs vergers. Voila que les singes s’en mêlent et…prétendent faire valoir leur droit sur ces terres abandonnées depuis plus d’une décennie qu’ils refusent de quitter. Abordé ce vendredi pour de plus amples informations, le directeur du parc national de Djurdjura, zone de Tala Rana, M. Saoudi Hamou, tout en reconnaissant la présence de ces troupes de singes et les dégâts qu’ils causent aux cultures, affirmera que le projet de leur prise en charge (les singes) a été confié depuis 2010 à un bureau d’étude privé et que ce dernier est en cours d’apporter les dernières retouches à la 4e phase de l’opération. Notre interlocuteur pense que ce BET ne tarderait pas à remettre le résultat du travail qui lui a été confié et que le PND est fin prêt à déclencher l’opération de délocalisation des troupes de singes dès que toutes les conditions réglementaires seront réunies. Une nouvelle rassurante pour les agriculteurs sur le long terme, dans l’immédiat, ils doivent continuer à se battre contre ces futées bestioles pour arracher leur part de récoltes, dont la plupart arrive à maturité durant les saisons d’été et d’automne telle que les cerises, le raisin et la figue en parallèle à toute une gamme de fruits de moindre importance.
Et c’est durant ces deux saisons que les singes se manifestent en force dans les vergers pour commettre leur forfait et contribuer à l’aggravation de la précarité de nombreux foyers.

Oulaid Soualah