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Bechloul : Les citoyens tirent la sonnette d’alarme

Insécurité au chef-lieu

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Les habitants de plusieurs quartiers du chef-lieu de la commune de Bechloul, à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Bouira, se plaignent d’une flambée de violence dans leurs secteurs ces derniers mois. D’après certains riverains, Une effrayante montée du nombre d’agressions, de vols et de délinquance est à signaler. «Les délinquants, souvent des jeunes organisés en bandes, prennent possession de la rue de ce quartier résidentiel, sans qu’ils soient aucunement gênés», s’indigne un riverain. «Il n’est plus possible de sortir, ni tôt le matin ni même à la tombée de la nuit», ajoutera-t-il. Vivement inquiétés par cette situation, les habitants appellent à l’intervention «musclée» de la police. «Les agressions à l’arme blanche et les vols sont devenus monnaie courante chez nous, on ne peut plus sortir de nuit à cause de ce climat d’insécurité qui nous terrorise au quotidien!», s’indigne l’un des habitants du quartier Social. Affectés par la consommation de la drogue et d’autres stupéfiants, ces délinquants prennent comme cible, même, les passagers des RN05 et de l’autoroute Est-ouest, en les destituant, par force et menace avec armes blanches, de leurs téléphones portables, argent et divers objets de valeur. «La semaine dernière, un jeune homme, originaire de Chlef, a été agressé à coups de couteau alors qu’il était de passage avec sa famille, à bord de son véhicule», nous dira un autre habitant du chef-lieu. «Ce phénomène ne cesse de gagner du terrain et la sécurité publique est, sérieusement, en danger. On a, surtout, peur pour nos enfants. Les services de sécurité doivent agir rapidement pour mettre un terme à ce fléau», affirme notre interlocuteur. A noter que la région était le théâtre de nombreuses agressions mais elle a connu un certain apaisement après l’ouverture d’une brigade de la police judiciaire qui effectuait, continuellement, des rondes dans le quartier. Depuis l’année dernière, le nombre de descentes policières a, sensiblement, diminué au grand dam des riverains qui se sont retrouvés, une nouvelle fois, confrontés au règne de l’insécurité.

O. K.