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M’Chedallah Opération de rénovation du CEM Amrouche Mouloud

Les travaux à la traîne

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L’opération de restauration du premier CEM de la région de M’Chedallah, opérationnel depuis les débuts des années 1970, a été déclenchée depuis le 10 décembre 2014, avec des arrêts et reprises des travaux fréquents dans une anarchie totale. Pour rappel, l’établissement a bénéficié d’une enveloppe financière qui frôle les 05 milliards de centimes. C’est avec effarement qu’il nous a été donné de constater de visu, mercredi passé lors de notre virée sur les lieux, que cet établissement du cycle moyen a évolué durant toute l’année scolaire 2014 dans un environnement de chantier ouvert qui a créé une totale anarchie qui s’est sensiblement répercutée sur son rendement. L’opération de réfection a été entreprise suite au débrayage du corps enseignant appuyé par les élèves et leurs parents. Ils ont observé plusieurs arrêts de cours pour obliger la tutelle à se pencher sur l’état de délabrement fort avancé de cet établissement, et ce, faute d’entretien. Cet état de fait qui s’apparente à de la négligence a été dénoncé à plusieurs reprises dans ces mêmes colonnes. Lors de notre tournée effectuée à l’intérieur du CEM, nous avons relevé en premier lieu la lenteur de l’avancement des travaux du fait des faibles moyens humains et matériels engagés par les entreprises de réalisation, dont la plupart interviennent en parallèle au niveau du lycée Nasrdine M’Chedalli. Celui-ci a aussi bénéficié de la même opération de rénovation. Aussi, nous avions constaté avec consternation qu’au niveau du troisième étage du bloc pédagogique, l’on s’est attaqué à la démolition des cloisons à l’aide de marteaux de 5kgs dont les violentes ondes de choc ont sensiblement fragilisé les murs porteurs. Ces derniers sont parcourus de fissures au même titre que l’alignée des fenêtres vitrées. Au niveau du même étage, des tables et chaises des classes qui peuvent servir encore plusieurs années vu qu’elles sont toujours neuves ont été utilisées comme échafaudage sans état d’âme. Mêmes les tableaux électroniques ont subi leur part d’agression alors qu’ils auraient pu être démontés et mis à l’abri en attendant la fin des travaux. Dans une sorte de loge de ce même étage ont été casées les ordures ménagères qui forment un tas répugnant et nauséabonde. Bien plus grave, dans cet amoncellement d’ordures que nous ont montré nos accompagnateurs, un groupe de professeurs survoltés par cet état de fait a saisi la tutelle par une récente correspondance, dont nous détendons une copie, pour signaler ces carences. Plus loin, nous avions visité le bureau du directeur où s’est produite la chute d’un  ouvrage de protection de la colonne montante du vide sanitaire. Le bureau et le fauteuil du directeur ont été carrément écrasés, fort heureusement, la chute de cet énorme panneau de brique, de ciment et de plâtre s’est produite la nuit sans faire de victimes. Il a été relevé aussi un délabrement du bloc administratif dû à une infiltration sous les fondations des eaux usées provenant d’un regard d’assainissement du lycée Nasrdine M’Chedalli mitoyen, aménagé sur la partie supérieure de la cour du CEM Amrouche Mouloud. Le vide sanitaire du CEM a été entièrement inondé d’où montent des odeurs nauséabondes à la limite du supportable, ajouté a un léger affaissement de la bâtisse. Pour toutes ces carences énumérées, le collectif des professeurs demandent dans leur correspondance une visite surprise au directeur de l’éducation (DE) de la wilaya, pour se rendre compte de lui-même de cette inqualifiable anarchie qui règne au sein de leur établissement et qui porte atteinte à son bon fonctionnement, c’est à croire que cette opération de rénovation n’a fait objet d’aucun suivi technique.

Oulaid Soualah