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M'Chedallah On irriguerait le fruit avec du mazout

La pastèque de tous les dangers

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Ça parait incroyable aux premiers abords, mais c'est pourtant l'effroyable vérité connue de tous ceux qui interviennent dans la filière des fruits et légumes.

Il s’agit de la pastèque qui dégage une odeur et un goût de mazout, du fait d’être arrosée de fioul par des énergumènes sans foi ni loi à quelques jours de son arrivée à maturité. Ce procédé est fait dans le but d’accélérer le processus de maturité en plus de lui donner une alléchante couleur rouge vive. Une effroyable astuce qui donne, pour ainsi dire, ses fruits, et ce, grâce à la grosseur et à la couleur de la pastèque obtenue grâce à ce procédé d’irrigation à base de mazout, un carburant utilisé pour tous les engins et machines agricoles et qui s’écoule rapidement sur le marché grâce à cette dangereuse tromperie criminelle répressible confirmée par les marchands de fruits et légumes qui l’ont baptisée « pastèque diesel » à dessein de la distinguer et de mettre le consommateur en garde contre ce dangereux fruit irrigué à base d’une matière cancérigène qui est le mazout. Un procédé qui commence à s’étendre de manière inquiétante en toute impunité particulièrement dans la wilaya de Bouira, d’autant plus qu’il est difficile d’identifier les coupables à cause des nombreux intermédiaires par lesquels transite ce fruit avant d’arriver au consommateur. Toujours est-il que des contrôles inopinés au niveau des vergers semés de pastèques à travers le pays et plus particulièrement dans les plaines du Sahel et de la Soummam, s’avèrent plus qu’indispensables, et ce, pour réduire le danger que revêt cet acte abominable, d’autant plus que le fruit traité par ce criminel procédé dégage des odeurs soit légères indistinctes soit assez fortes en fonction du volume du liquide (fioul) utilisé. Le risque pour les pères de familles de se faire arnaquer et d’acheter ce poison se multipliera durant ce mois de Ramadhan, sachant qu’un jeûneur ne peut pas goûter au fruit qu’il achète, comme cela se fait depuis toujours pour la pastèque et le melon, d’autant plus que les consommateurs n’ont pas encore cette culture de dénonciation de ce genre de procédés, dangereux pour la santé publique. Il (le consommateur) se contente de jeter la marchandise polluée ou avariée sans réagir ni informer qui de droit pour contribuer à la lutte contre ce phénomène du non respect des règles d’hygiène des matières alimentaires, dont la pastèque qui inonde le marché durant la période s’étalant entre mai et octobre. À M’Chedallah, cela fait plusieurs jours que la pastèque est apparue sur les étals des commerces. Même aux abords des routes nationales 5 et 15, il arrive souvent de croiser des camionnettes remplies à ras bord de ce fruit. Il faut dire que ce dernier est classé parmi ceux de large consommation et dont aucun ménage ne peut s’en passer, notamment durant le Ramadhan qui coïncide avec son arrivée à maturité sachant que son prix est largement abordable et à la portée de toutes les bourses. Les consommateurs doivent, donc, faire attention à ce qu’ils consomment.

Oulaid Soualah