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Ath Rached Le raccordement au réseau AEP accuse du retard

Taghzout n’en finit pas d’attendre

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Au village Taghzout, relevant de la commune d’Ath-Rached, au Sud-est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, l’eau potable se fait rare, ce qui est à l’origine de beaucoup de problèmes.

En effet, les villageois sont confrontés à une vraie pénurie de cette denrée vitale. Ce problème qui a trop duré ressemble à un feuilleton dont les épisodes ne cessent de s’enchaîner mais dont le dénouement n’est pas pour demain. En effet et comme nous l’avions rapporté à maintes reprises, ce problème qui tracasse ces villageois en hiver comme en été n’est pas près de connaître son épilogue. Le projet de raccordement au réseau d’AEP n’est pas encore livré et accuse un retard de plusieurs mois déjà. Ce même projet devait être inauguré par le wali dans le cadre de sa dernière visite dans la région et au cours de laquelle il avait, pour rappel, inauguré le réseau du gaz naturel, mais il n’en est rien. Le château d’eau principal construit sur les hauteurs dudit village et devant être alimenté à partir du chef-lieu de commune, accuse lui aussi un énorme retard. Pourtant, les compteurs de facturation ont été installés par les services de l’ADE pour chaque foyer. Des essais ont même été effectués, toutefois, cela n’a pas été suffisant car des fuites ont survenu partout. «La pression du pompage de l’eau est tellement forte que des fuites apparaissent sur la conduite de transport. Il faudrait vraiment trouver une solution pour pallier à cela», expliquent les services de l’APC d’Ath Rached. Les citoyens que nous avons interrogés n’ont pas cessé de dénoncer les nombreuses entraves qui bloquent la mise en service de ce projet important, qu’ils attendent depuis plusieurs années. «Les autorités locales nous promettent depuis plus de deux ans de régler ce problème d’eau, mais à ce jour, nous ne voyons rien venir. Le comble ! L’ADE a même commencé à envoyer les convocations pour payer les compteurs installés dont le montant est de 6 000 à 8 000 DA, alors qu’aucune goutte d’eau n’a coulé des robinets dans ce village !», nous dira un habitant.

L. M.