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AÏN EL HADJAR - Les clandestins imposent leur loi à Mâammir

200 DA la place pour… 10 km !

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Les habitants du village de Mâammir, dans la commune d’Aïn El Hadjar, située à une dizaine de kilomètres à l’ouest de la wilaya de Bouira, ne cessent de réclamer auprès des responsables locaux l’amélioration de leurs conditions de vie. Les plaignants assurent qu’ils souffrent depuis des années de l’isolement de leur patelin, en plus de la dégradation du réseau routier et d’un manque important en matière de moyens de transport. Selon eux, seulement trois fourgons assurent des navettes entre leur village et le chef-lieu communal avec des horaires bien précis. «Ils assurent trois ou deux navettes chaque jour entre notre village et le chef-lieu communal et souvent, c’est durant les matinées uniquement.

À partir des après-midis, notre village est déserté par les transporteurs, et les villageois n’ont d’autre choix que de faire appel au service des taxis clandestins qui facturent la place à 200 DA, alors que le trajet ne dépasse pas les 10 km !» se désole l’un des villageois qui assurent que leur localité ne dispose même pas d’un abribus et les citoyens attendent l’arrivée d’un fourgon au bord de la route. «Jadis, il y avait un abribus installé à l’entrée du village, mais cet équipement a été gravement détérioré suite à un accident de la circulation.

Les ouvriers du parc communal se sont déplacés pour le démanteler car il constituait un danger pour les riverains, et on attend toujours l’installation d’un nouvel abribus», ajoute notre interlocuteur. Les villageois de Mâammir assurent aussi avoir saisi, à maintes reprises par écrit, les responsables locaux sur ce problème et bien d’autres préoccupations, mais en vain. Ces derniers continuent à souffrir des affres de l’isolement et du sous-développement.

«Ça fait plus de 10 années que notre village n’a pas bénéficié d’un projet de développement malgré les nombreux manques que nous dénonçons régulièrement à travers des écrits adressés au maire et au chef de daïra (…) Nous attendons toujours la réhabilitation de la route du village et la prise en charge du problème de manque de transport, en plus de l’installation d’un réseau d’éclairage public et ce, afin de faire sortir notre village de cet isolement», ajoute enfin un autre villageois mécontent sans oublier de mentionner l’absence d’une salle de soins au niveau de ce village qui regroupe plus de 100 familles.

Oussama Khitouche