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Bouira - Chef-lieu de wilaya

Anarchie dans le transport

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Le transport urbain au chef-lieu de la wilaya de Bouira peine à s’améliorer. Usés et délabrés, les bus sont dans un état des plus déplorables, au grand dam des voyageurs. Les lignes de transport sont plongées dans une anarchie totale, car de nombreux transporteurs ne respectent pas la durée des arrêts telle que définie par la réglementation régissant ce secteur. Pour les prestations de services, elles laissent à désirer.

Par manque de contrôle des autorités concernées, des transporteurs imposent leur diktat aux dépens des usagers, auxquels l’on ne remet pas toujours des tickets quand ils s’acquittent de la somme de la navette. Les bus démarrent et s’arrêtent à n’importe quel endroit, sans respecter la durée de l’arrêt ni son emplacement. Certains transporteurs, animés uniquement par le gain, ne semblent pas se soucier du confort des clients.

Pour l’exemple, les taxis collectifs appelés «Les capsules», ralliant le centre-ville depuis la cité 1 100 logements et vice-versa, sont souvent surchargés au détriment du voyageur, soumis à moult désagrément. Aux stations de bus, ce dernier est exposé aux affres climatiques, été comme hier, par manque d’abribus. L’autre problème qui se pose a trait à la surcharge des véhicules de transport.

Certains chauffeurs de fourgons ou de bus ne respectent pas le nombre de places réservés aux usagers, dont certains sont contraints de voyager debout ! Parfois, le nombre des personnes debout dépassent celui des personnes assises dans les fourgons. De telles situations donnent souvent lieu à des altercations entre voyageurs et receveurs. Soulignant cette anarchie, Ahmed, un usager des transports en commun, regrette : «Prendre un bus est devenu un calvaire. En plus de subir des humiliations de la part des chauffeurs ou receveurs, les bus mis en service ne sont pas destinés au transport de personnes. Ils n’offrent aucun confort. Nous payons entre 20 à 30 DA, parfois plus, pour des prestations qui laissent à désirer.

C’est inacceptable. La durée de l’arrêt est souvent pour ne pas dire toujours dépassée. C’est dire qu’en plus de tous ces agréments, nous sommes aussi astreints à de longues attentes, synonymes de retards pour les travailleurs, les étudiants…». En effet, comme Ahmed, ils sont nombreux à décrier ces prestations de services, notamment les travailleurs et les étudiants. Réclamant une intervention des autorités concernées, les usagers des transports en commun espèrent une meilleure organisation de cette activité.

T. F.