Accueil Bouira Au gré des humeurs du médecin et de l’infirmière…

IVEHLAL - Le service décrié à la salle de soins

Au gré des humeurs du médecin et de l’infirmière…

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La salle de soins sise au village Ivehlal dans la commune d’Aghbalou, à 65 km à l’Est de Bouira, est devenue très obsolète et exiguë pour couvrir et satisfaire la demande des villageois, dont le nombre dépasse les 4 500 âmes, en matière de santé publique. Les multiples demandes et requêtes des villageois à travers leurs comité de village et mouvement associatif adressées aux autorités, aux pouvoirs publics et aux responsables de la santé publique de la wilaya pour la reconversion de la salle de soins en polyclinique attendent toujours.

À signaler que la salle de soins est dotée d’une salle de consultation et d’une infirmerie pour les besoins de petits soins, injections, changements des pansements… ainsi qu’une salle pour soins dentaires bien équipée mais qui n’a jamais servi à cause de l’absence d’un dentiste. Les villageois se disent exaspérés par la médiocrité des services, très insuffisants, selon eux, étant donné que l’unique infirmière exerce à sa guise, de manière sporadique. Idem pour le médecin généraliste qui, toujours selon les dires des villageois, ne se déplace pas quotidiennement.

Heureusement qu’il y a un cabinet médical d’un médecin généraliste au village qui comble ce déficit. Il faut dire que les villageois souffrent énormément de cette déficience, au point que pour une simple injection, changement de pansement, un soin dentaire, le malade se rend au CSP de Tazmalt (Béjaïa) ou celui d’Aghbalou, chef-lieu de la commune. À noter que les villageois, à travers leurs représentants, avaient déjà fait part de cette situation au P/APW de Bouira et aux élus locaux et de wilaya, lors d’une rencontre tenue avec les villageois au début de l’année en cours.

Ces responsables avaient même promis de réagir et de faire part de cette situation et autres soucis soulevés par les villageois à qui de droit. Malheureusement, rien n’a été fait depuis. Aujourd’hui, les villageois estiment que la reconversion de la salle de soins en polyclinique, avec l’installation de manière permanente d’un médecin généraliste et d’un dentiste, relève d’une urgence.

M. A.