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CHEF-LIEU DE WILAYA - Marché hebdomadaire

Ça déborde !

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L’actuel marché hebdomadaire, ou enfin l’espace qui est désigné en tant que tel, sombre de semaine en semaine dans une anarchie des plus flagrantes. Situé sur la route menant vers la commune d’Ain Turk, ce marché qui se tient chaque vendredi et samedi devient la hantise des automobilistes mais également des citoyens voulant faire leurs emplettes. À proximité de cette aire de négoce, les deux voies sont carrément squattées par des marchands ambulants qui négligent le marché pour s’installer sur la chaussée.

Pire encore, une voie complète, celle allant vers la commune d’Ain Turk, est complètement fermée à la circulation car transformée en parking ! Un comble qui ne fait réagir personne même si les transporteurs de voyageurs d’Ain Athmane et ceux de la localité voisine d’Ain Turk sont gravement pénalisés par cet état de fait. «Nous devons systématiquement emprunter cette route pour nous rendre au chef-lieu de wilaya, et nos rotations diminuent considérablement au cours du week-end à cause des encombrements monstres qui empêchent la circulation.

Cela sans parler des pare-chocs emboutis, des tôles froissées et des rétroviseurs cassés chaque week-end lors de ces embouteillages…», affirme un transporteur d’Ain Turk. Sur les lieux, force est de constater que même les piétons ne sont pas épargnés par cette anarchie. Entre les grenades, les poires, les blettes, les figues, les marchands de produits phytosanitaires, les marchands de portes en bois, les lapins, les poules, dindes, canards et les hauts parleurs assourdissant des camelots vantant les produits miracles guérissant toutes les maladies, il faut être armé de courage pour franchir le seuil de cette cacophonie dénommé marché et ce, aussi bien pour les piétons que pour les automobilistes. Pour ces derniers, les places de stationnement sont rares et même hors de prix parfois.

Aucune place pour moins de 50da, et pour se la procurer, il faudra s’éloigner à plus de 300 mètres du marché et revenir les bras chargés de provisions sur le même parcours. À l’intérieur de ce marché, la terre battue se transforme en marécage à la moindre averse et il est souvent impossible de slalomer entre les flaques d’eau géantes. Un ancien adjudicateur de ce marché affirme que depuis longtemps, les services de l’APC avaient promis de bitumer le marché pour permettre aux marchands ambulants de s’installer dans de bonnes conditions mais cela fait 05 ans que ces promesses de Gascon ont été faites mais rien n’a changé.

Hafidh B.