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M'CHEDALLAH - Les bordures de routes squattées par les commerçants

C’est l’anarchie absolue !

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Dans la daïra de M’chedallah, et que ce soit au niveau des routes nationales ou les rues et boulevards en milieu urbain, c’est la même hideuse anarchie qu’offrent les accotements et les trottoirs, squattés par des commerçants du marché informel au même titre que les vrais commerçants démunis de toute forme de civisme ou de conscience. En effet, un véritable désordre s’est installé sur ces voix publiques, sachant que cette situation constitue dans la plupart des cas un danger certain pour les routiers et les piétons.

C’est le cas notamment au niveau de la RN5 où sont implantées d’incalculables plateformes d’agglomérat, qui sont de véritables unités de production de matériaux de construction et où on trouve aussi des centaines de marchands ambulants de fruits et légumes. Ces derniers se sont permis de réaliser de longs étals métalliques où sont exposés des produits artisanaux tels que la poterie et l’habillement traditionnel, ou encore des produits alimentaires. Aucun de ces commerçants ne respecte l’alignement de sécurité, par rapport à la chaussée. Pire encore, certains commerçants ont installé leurs étals dans des emplacements où la visibilité pour les piétons et les automobilistes est très réduite.

C’est aussi le cas de la RN15 qui traverse plusieurs importantes agglomérations de cette région, où des tronçons d’un kilomètre et plus sont aménagés en boulevards centraux et dont les trottoirs sont squattés, à l’image des localités de Raffour et de Chorfa où se forment quotidiennement des embouteillages à cause du rétrécissement draconien de la chaussée, aggravé par des stationnements non moins anarchiques de véhicules des deux côtés.

L’intérieur des périmètres n’est pas non plus épargné par cette anarchie, notamment les chefs-lieux de communes, à l’image de M’chedallah et Aghbalou où les trottoirs disparaissent sous les étals où des amoncellements d’articles de quincaillerie, articles ménagers ou habillement suspendus aux poutres des vérandas et devantures sous forme de rideaux, qui obstruent le passage, obligeant ainsi les piétons à marcher directement sur la chaussée en slalomant parmi les véhicules en mouvement. Aucune des assemblées communales qui se sont succédé au niveau de la daïra de M’chedallah n’a eu le courage d’affronter ce phénomène d’occupation illégale des trottoirs et des bordures des routes qui mettent en danger les routiers, ces marchants et leurs clients et ce, en plus d’enlaidir les zones d’habitations qui ressemblent beaucoup plus à des lieux de kermesses ou de foires foraines.

Oulaid Soualah