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Manque d’eau, de transport, d’éclairage...

Choukrane, un village sous-développé

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Le village Choukrane, situé à 10 kms du chef-lieu communal de Chorfa, est aux prises avec de multiples problèmes qui mettent ses quelque 3.000 habitants dans tous leurs états. En effet, plusieurs volets sont concernés par cette situation peu enviable dans laquelle patauge ce patelin à vocation agropastorale.

Tout d’abord, comme l’indiqueront des habitants, le transport de voyageurs y fait carrément défaut, car aucun fourgon ne dessert cette localité au grand dam des villageois non véhiculés, contraints à leur corps défendant de parcourir de longues distances afin de rejoindre la RN26, et par là même de prendre les fourgons et autres minibus qui passent via cette route pour rallier Chorfa, M’chedallah ou autres destinations.

Pour sa part, l’eau potable enregistre une pénurie palpable sur le réseau de distribution, lequel manque à son tour dans plusieurs endroits du village, et ce à cause de l’absence d’une opération d’extension. Plusieurs foyers sont contraints d’utiliser comme jadis l’eau des puits domestiques ou d’acheter carrément l’eau aux colporteurs à 1000 da la citerne.

Pour sa part, l’aménagement urbain n’est pas logé en meilleure enseigne, puisque des carences dans ce volet précis sont constatées, comme l’insuffisance de l’éclairage public à certains endroits de cette bourgade, ce qui pose un sérieux problème de sécurité des personnes et des biens. Les villageois contraints de se déplacer la nuit n’ont pas d’autres choix que de sortir des torches pour « déchirer » l’obscurité » ambiante.

Dans le même sillage, il est à déplorer aussi le manque de l’assainissement pour certains pâtés de maisons, notamment ceux qui sont nouvellement construits. L’extension de cette commodité vers ces foyers ne s’est pas encore opérée, et cela oblige les citoyens dont les habitations ne sont pas encore raccordées à cette commodité à aménager des fosses septiques au risque de « chopper » des MTH (maladies à transmission hydrique).

Le secteur de la santé est « malade » dans ce village avec cette unique salle de soins manquant en tout, un personnel médical réduit en sus d’un manque en matériel médical. Concernant le secteur de la jeunesse et des sports ce dernier n’est pas mieux loti, puisque le village ne dispose pas d’un foyer de jeunes, de terrains de proximité et d’aires de jeux. Les jeunes de la localité sont obligés d’aller vers les villes limitrophes comme Tazmalt pour s’adonner à leurs activités préférées.

A la lumière de ce constat jugé comme étant « amer », les villageois de Choukrane constatent dépités que leur cadre de vie ne cesse de se dégrader, et ce sans pouvoir pour autant sortir de l’ornière. Devant cette situation, les élus de l’assemblée communale s’étaient engagés à prendre en charge certaines préoccupations à l’image du réseau AEP. S’agissant des autres manques, l’absence de terrain d’assiette empêche l’inscription de tout projet de développement.

Y. S.