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RAFFOUR - École primaire Ladj Hocine

De nombreux manques

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L’école primaire Ladj Hocine de Raffour enregistre plusieurs carences qui nécessitent une prise en charge urgente. Une partie de la cantine, cédée à l’ex-Garde communale en 1996, a été récupérée en 2016, sous la pression des parents. Seulement, et lors du réaménagement de la pièce, mené à la hâte, l’évier de cuisine n’a pas été branché au regard d’évacuation, se trouvant juste derrière le mur de façade. Aussi, l’eau usée est recueillie dans une cuvette en plastique, dont une bonne partie déborde et inonde le carrelage de la cuisine.

En outre, cette dernière ainsi que le réfectoire sont entourés d’une cour transformée en dépotoir et tapissée d’une herbe sauvage épineuse où toutes sortes d’insectes et de rongeurs ont élu domicile. En matières d’équipements, la cantine n’est dotée que de six tables de six places chacune pour un total de 180 élèves. Ce qui nécessite un double service pour les travailleurs de la cantine. Dix autres tables et 100 chaises sont nécessaires pour mettre fin aux longues queues à l’heure de la restauration des élèves.

Lors de la récupération de cette cantine, l’on a procédé à des extensions vers ce qui restait du siège de l’ex-Garde communale, dont les salles vides ont été transformées par des noctambules en buvette, en témoignent des traces laissées sur les lieux. La pièce où sont stockées les denrées alimentaires n’est pas doté d’étagères, et les aliments sont entreposés directement sur le sol, sans aucune mesure d’hygiène. On nous apprend aussi que cette cuisine n’est toujours pas raccordée à la citerne d’alimentation en eau.

Du coup, les cuisinières recourent aux jerricans et seaux pour accomplir leurs tâches. En outre, une partie du logement de fonction de l’établissement a été reconverti en bureau et une partie de la cour, délabrée, est jonchée de mares d’eau. L’on déplore aussi l’absence d’une bibliothèque, d’une salle pour les enseignants et enfin d’une loge pour le gardien. Par ailleurs, lors de notre passage mardi dernier sur les lieux, deux jeunes peintres bénévoles s’attaquaient au ravalement des façades intérieures de la classe du préscolaire.

On nous apprend que la peinture a été offerte par une enseignante exerçant dans cette école. Les jeunes bénévoles, originaires de Raffour, diront qu’ils sont prêts à continuer cette opération de volontariat dans le reste des classes, pourvu qu’on mette à leur disposition les moyens nécessaires, tels que la peinture et les pinceaux. La dernière contrainte soulevée a trait à l’insécurité, sachant que tout le personnel, tant pédagogique qu’administratif, est composé uniquement de femmes. Hormis le gardien, un seul homme exerce au sein de cet établissement en qualité d’agent polyvalent. A noter que cette école primaire, implantée dans la périphérie sud de Raffour, a ouvert ses portes en 1996 et offre 170 places pédagogiques.

Oulaid Soualah