Accueil Bouira Des eaux usées à ciel ouvert

Saharidj

Des eaux usées à ciel ouvert

46

Au centre-ville de Saharidj, un réseau d’assainissement défectueux laisse échapper des eaux usées qui coulent à ciel ouvert en plein milieu du centre urbain. A l’origine de cette situation, un refoulement des eaux qui fait déborder le liquide nauséabond à partir d’un regard, situé à proximité de l’arrêt des fourgons de transport de voyageurs.

Ce débordement se reproduit à la moindre averse, affirment les riverains. «Le problème dure depuis plus de trois ans sans que rien ne soit fait pour y mettre fin», fulmine Saïd, un retraité résidant pas loin de ce point noir. Toujours au chef-lieu communal, une autre avarie sur le réseau principal est signalée.

Le liquide nauséabond inonde le boulevard central, qui est un tronçon de la RN30, sur une distance de plus de 200 mètres, ainsi que le siège de la brigade de Gendarmerie, pour se déverser, «en authentique crue», dans une profonde rigole, créée par l’érosion, le long de la route secondaire d’Ighzer Bouzal.

Cette rigole, formée par l’érosion, se situe entre l’ouvrage de drainage réalisé le long de cette route et la chaussée. Non seulement les eaux usées coulent a ciel ouvert mais elles ont dangereusement fragilisé des ouvrages d’art et cette route secondaire, qui relie Saharidj à M’Chedallah, via Ath Yevrahim. Une route pourtant récemment revêtue en béton bitumeux, un matériau des plus modernes.

Les riverains, rencontrés vendredi dernier, disent avoir frappé à toutes les portes, mais en vain. Il est utile de rappeler que ce réseau d’assainissement du chef-lieu de commune a été posé il y a trois ans. Vraisemblablement mal réalisé, il n’a pas tenu plus d’une année.

Oulaid Soualah