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M'Chedallah

Effervescence au marché aux bestiaux

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À l’approche de la fête de l’Aid al Adha, une palpable effervescence s’empare de nouveaux des marchés aux bestiaux, et un déplacement remarquable du cheptel à bord de véhicules utilitaires. Ce sont par chargements entiers de veaux ou de moutons que ces véhicules sillonnent toute la région de M’Chedallah, d’autres transitent vers la wilaya de Tizi-Ouzou.

Les maquignons et les bouchers font le tour des étables et des marchés à bestiaux des wilayas limitrophes telles que M’sila, Bordj Bou-Arreredj, Djelfa et Sétif pour faire le plein de ces bêtes destinées à être écoulées sur les places publiques des villes et villages tant localement que celles du territoire de la wilaya de Tizi-Ouzou. Ce qui est inquiétant dans cette procédure est le fait que ces bêtes ne sont pas contrôlées et peuvent véhiculer des maladies endémiques telles que celles qui ont sévi dans la région, à savoir la brucellose, la fièvre aphteuse et la clavelée.

Il y a lieu de signaler que depuis ces cinq dernières années, et vu les prix exorbitants du mouton hors de portée de la majorité des bourses, les citoyens se rabattent sur le bovin par le procédé de l’immolation collective en s’associant à sept pères de familles pour sacrifier un seul bœuf. Ces bœufs sont acquis par les maquignons et les bouchers soit dans les étables soit au niveau des pâturages sachant que c’est la période de transhumance.

Ces bêtes qui vivent en toute liberté et livrées à elles-mêmes ne sont ni contrôlées ni encore moins vaccinées; d’où le risque de voir se déplacer le virus de ces maladies animales endémiques d’une région à une autre. Même leur viande n’est pas contrôlée sachant que la plupart des citoyens les immolent chez eux sans faire appel aux vétérinaires. Même si l’on s’aperçoit qu’un veau est porteur d’une quelconque maladie après son égorgement, personne n’oserait jeter ou procéder à l’enfouissement de sa carcasse qui revient entre 20 à 30 millions de centimes.

Le fait aggravant est que les vétérinaires réquisitionnés durant l’Aid al Adha pour le contrôle des bêtes immolées font la permanence au niveau des abattoirs réglementaires alors que les égorgements se font ailleurs et rarement au niveau de ces abattoirs.
Oulaid Soualah.