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Habitat rural

Fort engouement

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L’habitat rural a connu, ces dernières années, un important engouement dans la wilaya de Bouira. En effet, un important programme a été accordé à la wilaya depuis 2015 et reparti sur les 45 communes de Bouira. L’engouement pour ce segment est surtout enregistré au niveau des zones de montagne.

Ceci s’explique, d’une part, par la disponibilité des terrains notamment ceux relevant du domaine privé et, d’autre part, par l’absence et parfois l’inexistence de l’offre de logements dans les différentes formules particulièrement celle sociale. Dans certaine régions de la wilaya, il y a aussi un autre facteur, celui du retour massif des populations chassées par le terrorisme, vers leurs terres.

Ainsi et selon les statistiques établies par les services de la wilaya récemment, Bouira s’est vu accordée, depuis 2005, un quota de pas moins de 53 414 aides à l’habitat rural. Les mêmes services indiquent que le taux d’exécution de ce programme est très appréciable et avoisine les 88%. Pour preuve, 47 065 unités de l’habitat rural ont été d’ores et déjà réalisées. 3 432 autres unités sont actuellement en cours de réalisation.

Le programme qui n’est pas encore lancé s’élève à 2 918 unités. En ce qui concerne l’année 2018, les services de la wilaya évoquent un programme de 4 400 unités accordé à Bouira. Le premier quota était de 1 000 unités, le second était de 3 000 et, enfin, le dernier était de 400 unités. Selon la même source, ces trois quotas ont été notifiés aux communes de la wilaya.

S’agissant des critères qui ont été suivies dans l’attribution de ces quotas aux communes, les services de la wilaya soulignent trois : Le premier critère concerne le relief de la commune, donc la priorité est accordée aux zones montagneuses, ensuite il y a la demande exprimée localement pour cette formule et, enfin, il est tenu compte de la disponibilité du foncier dans chaque commune.

Ainsi, les communes qui ne disposent pas de foncier pour accueillir les programmes de logements de type LSL, LSP, LPA et AADL ont été les plus avantagées. Sur ce point précis, les élus de l’assemblée populaire de wilaya ont beaucoup insisté sur la nécessité d’accorder la priorité aux communes ne disposant pas de foncier pour accueillir les autres programmes de logements, dans l’attribution des aides à l’habitat rural.

Toujours à propos de cette formule de logement, les services de la wilaya ont reconnu l’existence d’un important engouement des populations des zones de montagne pour cette formule. Seulement, la demande dépasse largement l’offre. Une offre qui, faut-il le souligner, était limitée ces quatre cinq dernières années en raison des difficultés financières que traverse le pays. Situation qui a vu les quotas attribués à la wilaya revus sensiblement à la baisse. Ce qui a impacté la dotation des communes.

Raccordement à l’électricité, eau, gaz, assainissement, un casse-tête !

Par ailleurs, il est souligné des difficultés à raccorder toutes ces nouvelles habitations aux divers réseaux (électricité, assainissement, eau potable et gaz naturel). En effet, ils sont des centaines de bénéficiaires à attendre toujours la mise en place des diverses commodités. Parmi ces bénéficiaires, il y a ceux qui attendent depuis plusieurs années. Pourtant, de nombreux appels ont été lancés aux quatre coins de la wilaya par ces bénéficiaires pour solutionner ce problème mais l’exécution reste encore lente.

Du coup, beaucoup de citoyens se débrouillent comme ils peuvent, en recourant aux fosses sceptiques et en sollicitant dans beaucoup de cas des voisins pour les besoins des divers branchements, notamment ceux du réseau électrique. Dans les communes de Oued El Berdi, El Hachimia, Aghbalou et Kadiria, le problème se pose toujours et avec acuité. Pour les raisons qui sont à l’origine de ces difficultés, les services de la wilaya évoquent l’éloignement des habitations des centres urbains. Beaucoup de ces habitats sont situées en zones éparses, est-il souligné. L’autre raison évoquée ces dernières années est le fait que les services étatiques n’arrivent pas à suivre la cadence de réalisation de ces logements ruraux.

Djamel M.