Accueil Bouira La concurrence des clandestins dénoncée

M'CHEDALLAH - Transport de voyageurs

La concurrence des clandestins dénoncée

315

Les transporteurs de voyageurs de la ligne M’Chedallah – Semmache nous ont fait part, jeudi dernier, de leur désarroi face à une concurrence déloyale et acharnée de la part des clandestins. Ces transporteurs réguliers, au nombre de 40, dont la moitié a contracté des dettes dans le cadre du programme ANSEJ, affirment que plus d’une dizaine de clandestins leur tiennent la dragée haute, en travaillant dans une anarchie totale, eux dont le seul souci est la recette de fin de journée.

Ils vont même jusqu’à mettre en danger la vie des passagers, en opérant de véritables acrobaties le long de ces 25 km de trajet pour «rafler» les clients et effectuer le maximum de navettes. Le plus inquiétant dans tout cela est le fait que des clandestins inconnus se mettent de la partie, selon eux. Cela se passe en l’absence de toute forme de contrôle sur cette ligne, qui dessert plusieurs village, tels que Tamourt Ouzemour, Ath Yekhlef, Iroufa, Assif Assemadh (M’Chedallah) et Hagui, Azaknouk, la Crête rouge et Semmache (El Adjiba).

Nos interlocuteurs ajoutent que devant cette concurrence déloyale et la saturation de l’arrêt principal, sis en centre-ville, ils se sont rabattus sur l’arrêt de la nouvelle ville devant le CFPA, et ce dans l’espoir d’avoir quelques clients. Il faut savoir que l’arrêt, sis au niveau de la ville de M’Chedallah, reçoit les fourgons et bus de l’ensemble des communes de la daïra de M’Chedallah et même ceux hors région. Les services de sécurité s’en mêlent pour les déloger sans aucune raison.

Devant cette situation, ils interpellent leur P/APC pour mettre un terme à cette situation, en les autorisant officiellement à utiliser l’arrêt de la nouvelle ville comme terminus pour cette ligne. Ils sollicitent aussi l’intervention de la Direction des transports de la wilaya de Bouira pour y mettre de l’ordre, notamment en éloignant les clandestins à l’origine de cette anarchie. Pour ce faire, il suffit que les services de sécurité effectuent des opérations sporadiques de contrôle, disent-ils.
Oulaid Soualah