Accueil Bouira La figue sèche « ouvre » à 1 200 DA le kg !

Vallée du Sahel

La figue sèche « ouvre » à 1 200 DA le kg !

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Les amateurs de la figue sèche risquent d’être déçus cette année. Et pour cause: les prix de ce fruit sec, très prisé par les ménages, sont d’ores et déjà exorbitants. En effet, les tarifs de ce produit du terroir «ouvrent» à… 1 200 DA/kg ! C’est ce qui a été constaté dernièrement dans certains commerces de l’alimentation générale, situés dans la région de la vallée du Sahel. Les toutes premières quantités de figue sèche arrivent donc dans la région pour être commercialisées. Interrogé à ce propos, un figuiculteur de Takerboust, localité réputée pour la bonne qualité de ses figues sèches, dira: «Les prix de la figue sèche risquent d’être très chers, car cette année, la production a été très médiocre à cause de plusieurs facteurs, dont la canicule et la sécheresse qui ont sévi tout au long de l’été.

Ces facteurs ont endommagé beaucoup de fruits. Le recul du travail de la terre, la perte du savoir-faire ancestral et, enfin, la mauvaise organisation de la filière figuicole sont aussi des éléments déterminant les prix de cette denrée. Cette année, il faut s’attendre à des prix records, surtout pour la figue de bonne qualité laquelle pourrait même dépasser les 2 000 DA/kg», avertit notre interlocuteur. Ainsi donc, ce fruit sec très affectionné par les ménagères commence à devenir, à s’y méprendre, un produit de luxe, en renchérissant chaque année. Il y a quelques années seulement, ce produit agricole se vendait entre 200 et 800 DA/kg. Aujourd’hui, il est devenu inaccessible, surtout aux petite et moyenne bourses.

Ce fruit sec était un aliment frugal de nos aïeux, qui en consommaient sans modération. La figue sèche est prise seule ou avec de l’huile d’olive et un peu de blé grillé et moulu que l’on appelle: « Tizemmit ». C’est un fruit, certes, simple, mais qui donne une énergie et force exceptionnelles. Et c’est toute une tradition gardée encore de nos jours. Imbiber une moelleuse figue sèche dans de l’huile d’olive est un « geste » millénaire perpétué encore par les Kabyles. Par ailleurs, la culture de ce fruit avec les procédés artisanaux contribue, énormément, au maintien de toutes ses qualités gustatives et nutritionnelles.

Y Samir