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CHORFA - Sports et loisirs

La pêche à la ligne en vogue à Toughza

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Il fait beau ces jours-ci. Cela inspire à de nombreuses personnes des randonnées pédestres, histoire de humer l’air frais, «d’emplir» les yeux de la verdure qui tapisse les champs et de récolter certains légumes sauvages.

La douceur du printemps est aussi propice à la pratique des sports en plein nature et des escapades dans les bois. Pour certains, c’est la chasse aux passereaux qu’ils affectionnent, même si l’interdiction de chasser est entrée en vigueur depuis le 15 février dernier, pour permettre aux animaux sauvages de pérenniser leurs espèces à travers la copulation et la mise-bas des petits. Pour d’autres, c’est plutôt la pêche à la ligne qui est en train de faire des émules, surtout parmi les jeunes.

Dans la localité de Toughza, située à 5 km du chef-lieu communal de Chorfa, la pêche à la ligne est, depuis des lustres, l’un des «sports» et passe-temps favoris de plusieurs jeunes et moins jeunes de cette bourgade rurale. En effet, comme ce patelin est traversé par l’oued Sahel, en crue moyenne actuellement, les jeunes de la localité munis de cannes à pêche, artisanales ou professionnelles, se rendent sur les rivages de cette rivière pour jeter l’hameçon dans l’espoir de pêcher la daurade qui pullule dans les eaux de l’oued devenues limpides.

Et c’est sur les rochers surplombant les lieux profonds de l’oued que les pêcheurs jettent l’appât dans les eaux claires de la rivière dans l’espoir de voir une grosse daurade mordre à l’hameçon. D’autres utilisent carrément des filets pour rafler un grand nombre de ce poisson des eaux douces de la famille des Sparidés, lequel peut mesurer entre 20 et 50 centimètres et atteindre jusqu’à 2 kilos. Les témoignages de pêche de gros spécimens ne tarissent pas dans ce village. Chaque année, des jeunes de la localité s’emploient à pêcher ce poisson en quantités appréciables. Par ailleurs, la présence de la daurade dans cette rivière n’est pas due au hasard, mais revient plutôt aux lâchers effectués au niveau du barrage de Tilesdit des centaines de ce spécimen.

Des anguilles vivent, aussi, dans les eaux du Sahel, même si leur nombre est très limité. Il n’est pas facile de les apercevoir, car elles vivent généralement dans les profondeurs des étangs «blotties» sous les rochers, d’où il est quasiment impossible de les chasser. La présence des poissons dans les eaux du Sahel fait aussi le bonheur des centaines d’échassiers et autres oiseaux, comme les cigognes, les aigrettes blanches, les rapaces et autres, lesquels prennent d’assaut les différents étangs de ce cours d’eau en faisant un véritable «festin».

Y Samir