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AÏT LAÂZIZ - Village Chatbia

Le cadre de vie se détériore de plus en plus

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Le cadre de vie des habitants de Chatbia, dans la commune d’Aït-Laâziz, au Nord de la wilaya de Bouira, peine à s’améliorer. Pour ces villageois, une centaine à peupler cette localité, les conditions de vie sont difficiles et se détériorent chaque jour un peu plus, à cause de l’absence de projets de développement. Ils citent de nombreuses et diverses contraintes qui leur «empoisonnent la vie», à commencer par l’état de la principale route menant au village.

Selon eux, la route en question se trouve dans un état «très dégradé» et, donc, difficile d’accès. «La route menant à notre village s’est beaucoup détériorée à cause du déchaînement des éléments climatiques. L’absence de systèmes d’évacuation des eaux pluviales a aussi accéléré la dégradation de la chaussée dont il ne reste qu’une mince couche de bitume», témoigne un villageois. Toujours à propos de ce chemin, notre interlocuteur souligne que «le dernier projet de revêtement de cette voie d’accès remonte à plusieurs décennies.

Depuis, plus rien !» Et d’ajouter : «L’impraticabilité de la route rend la circulation automobile très laborieuse. Les conducteurs se trouvent sujets à beaucoup de difficultés lorsqu’ils empruntent ce tronçon». Nos vis-à vis font également part de la détérioration des accès secondaires à l’intérieur du village, «toujours à l’état de pistes», selon les habitants de Chatbia. «Aucune des ruelles du village n’est aménagée. Il n’existe ni trottoirs, ni ouvrages de drainage, ni réseau de l’éclairage public.

En hiver, les ruelles sont boueuses et souvent inondées par les eaux pluviales. En été, les accès deviennent poussiéreux», confie-t-on. Les habitants de cette bourgade font savoir que les carences à Chatbia ne se limitent pas à l’état chaotique des routes, citant une longue liste d’insuffisances parmi lesquelles le manque d’eau et d’infrastructures de loisirs. A la question de savoir si ces insuffisances ont été portées à la connaissance des responsables concernés, les villageois soulignent avoir frappé à toutes les portes, à commencer par celle de l’APC, pour tenter d’attirer l’attention des responsables sur les conditions «difficiles» dans lesquelles ils vivotent. Mais en vain.

«Les appels répétés ne trouvent toujours pas d’écho auprès des responsables locaux», regrettent-ils. Enfin, le souhait des villageois, c’est l’inscription d’un programme de rattrapage au profit de la localité pour lui permettre de combler le retard qu’elle a accusé ces dernières années et sortir, ainsi, de l’isolement.

D. M.