Accueil Bouira Le chef-lieu de wilaya périclite !

Manque d’aménagement, insalubrité, routes dégradées...

Le chef-lieu de wilaya périclite !

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La ville de Bouira accuse des insuffisances flagrantes en matière d’aménagement urbain. Une virée dans la vieille ville et certains quartiers du centre-ville permet de constater cet état de fait. Trottoirs défoncés et mal entretenus, caniveaux bouchés, couvercles de regards disparus ou détériorés, chaussées dégradées… : c’est là le décor qui y règne.

Les usagers de la route et les habitants de certains quartiers de la ville assistent, impuissants, à une dégradation effrénée de leur cadre de vie. Selon les citoyens de l’ancienne ville, pour ne citer que cette partie du chef-lieu communal, au niveau de certains boulevards et ruelles, les trottoirs sont dans un état lamentable et des eaux stagnantes s’infiltrent sous le carrelage, défoncé par endroits.

Situation qui amène les piétons à circuler sur la chaussée, courant ainsi le risque de se faire percuter par les automobilistes. Dans certains quartiers, nul n’est à l’abri de chutes dans un caniveau ou regards, car leurs couvercles ont carrément disparu. Les automobilistes, eux, déplorent l’état du réseau routier et aussi la multiplication de ralentisseurs. Des dos-d’âne qui ressemblent à des montagnes, difficiles à franchir. Les ralentisseurs étaient inexistants sur certaines ruelles très fréquentées, ce qui a nécessité la mobilisation des citoyens qui en ont implanté plusieurs.

À ces défauts d’aménagement vient s’ajouter une insalubrité chronique. Pour preuve, les bacs à ordures sont remplis à ras bord et les immondices sont partout. La pollution gagne chaque jour un peu plus de nouveaux espaces jusque-là épargnés par ce phénomène, en dépit de la mise en place de bacs à ordures. Des odeurs nauséabondes se dégagent des réseaux d’assainissement défectueux. Pis encore, beaucoup de quartiers sont inondés à chaque intempérie en raison des défaillances liées aux ouvrages d’évacuation des eaux pluviales.

C’est le cas au niveau des quartiers Harkat, Farachati et au centre-ville. Aux Haouchs de l’ancienne ville, les réseaux d’assainissement demandent à être carrément remplacés. Il est utile de préciser que des dizaines de milliards de centimes ont été alloués à l’aménagement et à l’amélioration urbaine de la ville Bouira, mais des insuffisances existent toujours. Il y a aussi le problème du vieux bâti qui enlaidit toujours l’image de la ville. Pis encore, et dans les nouveaux quartiers édifiés récemment, les façades des bâtisses et des immeubles sont décrépies.

Un décor qui porte un coup à l’image de la ville. Parfois, les règles d’urbanisme sont bafouées au vu et au su des autorités locales lesquelles tardent à réagir. L’état des routes secondaires au centre-ville est aussi déplorable. Devant toutes ces insuffisances, les citoyens de nombreux quartiers de la ville ne cessent d’interpeller les responsables locaux et d’insister sur la nécessité de rénover les réseaux d’assainissement et d’éclairage public et de bitumer les routes. «Les autorités locales ont longtemps promis des opérations d’aménagement.

Certes, la situation des quartiers n’est plus comme avant mais dans beaucoup de coins de la ville, le cadre de vie peine à s’améliorer. Les gens vivent dans des conditions déplorables. L’hygiène laisse à désirer. Et nous ne pouvons pas circuler dans notre ville sans être étouffés par les mauvaises odeurs qui se dégagent des poubelles, d’où l’impératif de la prise de mesures pour remédier à tous ces problèmes», insiste un citoyen.

T. F.