Accueil Bouira Le lait en sachet se fait rare

M'Chedallah

Le lait en sachet se fait rare

45

Le lait en sachet se fait toujours rare. Dans la ville de M’Chedallah comme constaté récemment, ce produit de large consommation enregistre toujours une pénurie palpable laissant les consommateurs sur le carreau.

Ce produit accessible au demeurant aux petites et moyennes bourses continue de défrayer la chronique, étant donné qu’il n’est pas disponible à tout moment de la journée et en quantités suffisantes sur les étals des commerces de l’alimentation générale de la localité. À 25 DA le sachet, ce lait est le plus accessible et le moins cher que les autres que ce soit celui emballé en «tetra pack» ou celui vendu en poudre dans des paquets.

Mais là les consommateurs sont vraiment dans le désarroi face à une situation qui dure depuis plus de deux années. La pénurie de cette denrée n’en finit toujours pas avec une tension qui perdure sur elle. À l’arrivée des distributeurs dans les points de vente du lait en sachet, les clients y affluent en grand nombre pour s’en approvisionner.

Cependant, la vente de ce produit s’effectue en conséquent dans des conditions peu amènes, avec souvent des bousculades entre clients, et ce quand ce ne sont pas les longues files d’attente qui sont improvisées par ces mêmes clients se trouvant dans tous leurs états. Cette situation délicate a contraint les commerçants à rationner les quantités du lait en sachet mises en vente à raison de deux sachets par client.

Ce qui est loin de satisfaire une clientèle, dont les familles sont nombreuses bien évidemment. «Nous ne savons plus à quel saint se vouer avec cette rareté du lait en sachet qui perdure depuis des mois. Les deux sachets de lait distribués pour chaque client par les commerçants sont loin de répondre à leur demande, surtout les familles nombreuses», déplore un père de famille accosté près d’une épicerie.

Ainsi donc, la pénurie du lait en sachet continue de «malmener» les ménages non seulement à M’Chedallah mais un peu partout ailleurs, en les mettant dans l’expectative. Devant la rareté de ce produit de première nécessite, certains pères de familles sont contraints de se déplacer dans les communes voisines de Tazmlat et Akbou, dans l’espoir de se procurer quelques sachets de lait.

Il est utile de signaler que dans les communes voisines de Béjaïa, il existe de nombreuses laiteries, ce qui fait que le produit est disponible en grande quantité. Et c’est à partir de ces laiteries que les épiceries de la daïra de M’Chadallah sont apprivoisées depuis plusieurs années.

Y. S.