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VALLÉE DU SAHEL - A dix jours de l'Aïd El-Adha

Le mouton flambe !

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Comme il fallait s’y attendre, les prix du mouton et la mercuriale enregistrent une flambée palpable à quelques jours de l’Aïd El-Adha.

Une virée au marché hebdomadaire de M’chedallah, qui se tient tous les mardis, a renseigné sur cette tendance que l’on s’attendait côté ménages, étant donné qu’à pareille période la flambée touche bien évidemment tous les produits notamment alimentaires sur lesquels la demande s’accroît de façon exponentielle.

En tout, c’est ce qui a été constaté, mardi dernier, avec de prime abord la hausse des prix des fruits et légumes, comme la carotte qui affichait 100 da/kg. D’autres légumes ont connu également une augmentation palpable de leur tarifs préludant d’une veille de la fête de l’Aïd difficile pour les ménages surtout ceux à bas revenus. D’autres légumes se sont pour l’occasion renchéris à l’image des haricots verts cédés entre 130 et 150 da/kg, la courgette entre 70 et 80 da/kg, l’oignon, qui coûtait il y a quelques jours entre 25 et 30 da/kg, a grimpé jusqu’à 50 da/kg, la pomme de terre à 60 da/kg, le poivron et le piment entre 80 et 100 da/kg, la laitue est cédée quant à elle à 100 da/kg.

Les concombres, très demandés à pareille saison, coûtent pas moins de 70 da/kg. Les fruits ne sont pas en reste puisqu’ils demeurent chers de l’avis des pères de familles présents en force audit souk. A l’exemple de la nectarine cédée entre 120 et 200 da, selon le volume, la pêche entre 120 et 150 da/kg, les raisins à 170 da/kg, la pomme locale à 160 da/kg. Quant à la pastèque et au melon ils restent relativement chers, avec des tarifs allant de 35 à 45 da/kg pour le premier et de 60 da/kg pour le second. S’agissant du mouton sacrificiel, là c’est une autre paire de manche, puisque cette bête coûte cher ces derniers jours. Notre virée au marché à bestiaux, qui était plein comme un œuf en cette matinée de mardi dernier, a renseigné sur cette flambée des prix du mouton. Ainsi les tarifs oscillaient entre 35 000 et 72 000 da pour le mouton, et 25 000 à 32 000 pour l’agneau.

Les transactions allaient bon train, et les négociations entre les vendeurs et les clients étaient vraiment âpres dans chaque coin de ce marché, où il est difficile de se frayer un passage tellement il était plein à craquer. Beaucoup de pères de familles venus acheter la bête à immoler sont revenus bredouille de ce marché, car, estiment-ils, les prix du mouton sont trop chers. « Moi, qui touche un salaire de 32 000 da par mois, j’ai du mal à dénicher un mouton qui sied à mes revenus. Je n’ai pas trouvé ce que je cherche aujourd’hui, car les prix du mouton sont excessifs. Un petit mouton de huit mois est proposé à 28 000 da. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais m’en acheter un, mais je dois attendre quelques jours peut-être que les prix baissent. » Affirme, dépité ce chef de famille d’Ahnif.

De leur côté, les vendeurs, entre maquignons et éleveurs, n’ont pas fait un bon marché pour la simple raison est que les ventes étaient très médiocres, et ce, à cause des prix excessifs.
Y Samir