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SAHARIDJ - Glissement de terrain, éboulement…

Le réseau routier malmené

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Nichée sur les flancs des contreforts de la chaîne montagneuse du Djurdjura, la commune de Saharidj est constituée d’un relief accidenté. Cette localité, distante de 60 km du chef-lieu de Bouira, connaît des mouvements de sol surtout durant les intempéries et les chute de neige. Par conséquent, des glissements de terrain, des éboulements et des chutes de pierres sont enregistrés après chaque averse diluvienne, comme ça a été le cas lors des dernières intempéries.

Le réseau routier parcourant cette municipalité haut perchée est aussi impacté par ces phénomènes géologiques. Pas plus loin que le début du mois de février dernier, un énorme glissement de terrain s’est produit sur le chemin desservant le village Illiten, où la circulation automobile a été coupée durant plusieurs jours, mettant dans le désarroi les habitants de ce village, niché à près de 1 000 mètres d’altitude.

La vétusté et le délabrement des chemins menant vers les villages, à l’exemple d’Illiten, Agache, Imezdurar et bien d’autres, en est pour beaucoup dans cet état de fait, car les ouvrages busés, les caniveaux et autres ouvrages de correction torrentielle y brillent par leur absence. Le déferlement des eaux pluviales finit par «échancrer» et même emporter des pans entiers de la chaussée, en coupant ou en perturbant, c’est selon le cas, la circulation automobile.

Cependant, ce que regrettent par-dessus tous les habitants, c’est l’absence de projets de réhabilitation des routes au niveau de la commune. «Cela fait des lustres que la route qui dessert notre village (Illiten, ndlr) n’a pas été réhabilitée. Elle ne cesse subséquemment de se dégrader et de mener la vie dure aux usagers qui l’empruntent non sans beaucoup de peine et de difficultés», se désole un habitant de ce patelin.

Sur un autre registre il est à relever, en sus des mouvements du sol et des facteurs climatiques qui détériorent les routes vicinales, les travaux individuels, notamment de raccordement aux réseaux divers (eau, gaz de ville, assainissement…) effectués sur les abords des chemins et qui, une fois achevés, laissent des traces comme ces tranchées remblayées avec de la terre seulement, sans aucune réelle remise en l’état. Cela induit la dégradation de ces chemins qui se retrouvent carrément rétrécis et «creusés» par les torrents. C’est le cas au village Aâgache, où il existe des ruelles défigurées par les raccordements individuels à diverses commodités.

Y. S.