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BORDJ OKHRISS - Le manque de transport se pose avec acuité

Les clandestins font la loi

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Le problème du manque de transport se pose toujours au niveau des trois communes de la daïra de Bordj Okhriss, située à l’extrême sud-est de la wilaya de Bouira. Les citoyens de ces trois communes, qui sont El-Mesdour, Hadjra Zergua et Bordj-Okhriss, souffrent de cette situation qui s’est aggravée dès le début de ce mois de septembre. Selon les plaignants, le nombre de bus et de fourgons exerçant sur les lignes de cette localité, ou vers Sour El-Ghozlane et Bouira, se comptent sur les doigts d’une main.

Les fonctionnaires, les élèves ainsi que les étudiants sont les plus pénalisés par cette situation. Chaque jour, ces derniers sont obligés d’attendre de longues heures sous le soleil ou sous la pluie, au niveau des arrêts de transport, dans l’espoir de voir un bus arriver. Les citoyens de cette région, qui ont tant souffert de l’insécurité durant la décennie noire et continuent à souffrir de l’isolement, réclament chaque année auprès des responsables locaux, le renforcement du nombre des bus du transport scolaire, mais aussi des bus affrétés pour le transport universitaire.

Une première démarche, qui fera baisser la tension sur le transport public, selon ces citoyens. «Ce problème de transport ne date pas d’aujourd’hui, et c’est tous les citoyens de notre région qui en souffrent. Déjà et pour arriver au chef-lieu de la wilaya de Bouira, il faut pour un citoyen qui habite Bord-Okhriss, prendre un bus vers Sour El-Ghozlane, avant de prendre un autre bus vers Bouira. Nous n’avons pas de lignes directes vers le chef-lieu de la wilaya ! Le clavaire est plus grand, pour les habitants des communes d’El-Mesdour et Hadjra-Zergua ainsi que les villageois qui sont obligés de changer au moins quatre fois de fourgons pour arriver au chef-lieu de la daïra (…) Le manque de bus et de fourgons qui exercent sur les lignes de notre région se fait ressentir davantage durant ces jours de la rentrée scolaire.

Chaque jour de grandes foules se forment devant le principal arrêt de transport, et dès qu’un bus ou un fourgon arrive, c’est la bousculade, car prendre un bus chez nous, ce n’est pas une mission facile», nous explique Omar, un étudiant de cette région, avant de proposer : «Si le nombre des bus destinés au transport scolaire et au transport universitaire sera revu à la hausse de manière à répondre convenablement à la forte demande enregistrée, cette crise de transport diminuera sensiblement. Nous appelons aussi, les transporteurs privés à venir pour exercer sur les lignes de notre région». Il est utile de préciser enfin, que face à cette situation éprouvante, les citoyens de cette région n’ont d’autres choix que de faire appel aux services des taxis clandestins, dont le nombre ne cesse d’augmenter dans cette région.

Oussama Khitouche