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La mercuriale s’affole

Les œufs à… 380 DA le plateau !

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Depuis plusieurs semaines les prix des fruits et légumes ne cessent de grimper pour atteindre des sommets rarement égalés. Au niveau du marché couvert de la ville de Bouira, le constat est sans équivoque, l’abondance de la production existe mais les prix eux n’ont rien d’attractifs, bien au contraire. ‘’Nous ne pouvons que subir le diktat des commerçants qui affirment eux-mêmes avoir acheté leurs marchandises hors de prix …nous n’avons pas d’autre alternative que de nous approvisionner en petite quantité en espérant que la mercuriale redevienne abordable, mais cela fait plus d’un mois que les prix stagnent et même augmentent pour certains légumes dont on ne peut se passer en cette saison‘’, disent des consommateurs rencontrés dans cet aire de négoce.

Il est vrai qu’en voyant la pomme de terre à 60 da, les oignons à 50 da, la salade à 80 da, la courgette à 100 da ou encore la carotte à 80 da, on se demande comment ces produits maraichers cultivés en abondance à travers la wilaya de Bouira, notamment dans les plaines des Arribs de la région d’Ain Bessem ou encore sur les terres fertiles du plateau d’El Esnam, puissent afficher des prix aussi excessifs. Les prix des fruits son également inabordables avec les bananes à 250 da, les premières oranges de Kadiria à 300 da, ou encore les pommes à 250 da. Les dattes les plus belles se négocient entre 600 et 1300 da le kg. Auprès des étals des viandes blanches, c’est également la ruine avec le poulet qui caracole à 350 da le kilo et le plateau d’œufs qui affiche 380 da ! Pour les protéines, inutile de voir du côté des viandes rouges qui sont affichées à 1 800 da le kg.

Pourtant, et de l’avis des services agricoles de la wilaya de Bouira, les légumes et les viandes blanches produits à travers la wilaya de Bouira sont en abondance. Bouira est toujours en tête du peloton en matière de production de viandes blanches, œufs, pomme de terre… mais de cette abondance, aucune répercussion sur les prix pratiqués dans les marchés. Par exemple, il existe un complexe avicole détenant plusieurs unités à El Esnam, Bouira, Taghzout, Ain Bessem et dont les produits bruts, tels les œufs ou le poulet sont distribués à travers plusieurs wilayas du centre sans parler des produits transformés tels le pâté ou autres charcuteries fines dont la réputation a séduit même les gros clients étatiques. Mais là encore, aucune explication ne peut convaincre de cette hausse vertigineuse des produits issus de l’aviculture qui persiste encore au lendemain de la fête du Mawlid Ennabaoui.

H. B.