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M'CHEDALLAH - Campagne de fenaison

Les préparatifs vont bon train

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La récolte des fourrages qui s’annonce fort prometteuse cette année, va bientôt commencer. La campagne sera lancée durant la première semaine du mois de mais sauf retour des perturbations climatiques. Aussi, l’on commence déjà à rencontrer des faucheuses tirées par des tracteurs agricoles qui commencent à sillonner les pistes à travers les plaines d’Oughazi, en périphérie de la ville de M’chedallah, à la recherche de potentiels clients vu que la récolte est déjà arrivée à sa complète maturité.

À partir de la première semaine du mois de mai, les paysans se verront engagés dans une course contre la montre pour faucher leurs parcelles à temps, soit avant assèchement complet de l’herbe notamment ceux qui ont semé le sorgho, le trèfle et plusieurs espèces d’aliments de bétail. Ces fourrages doivent être fauchés avant de perdre les grains qui constituent l’essentiel de la production dont la plupart remplace le son dans les campagnes d’embouche.

C’est aussi la période où le foin est cédé à bas prix, avec les intermédiaires qui inondent le marché pour liquider les stocks de foin et de paille de l’année passée. Ceux des cultivateurs qui ne peuvent recourir aux services d’une faucheuse tractée dont les honoraires sont de 700 DA la botte de 25 kg fauchent leur récolte à l’aide de faux manuelles ou de faucilles. Les propriétaires des faucheuses tractées expliquent cette hausse des prestations par une augmentation des prix du fil d’attache, qui se fait rare de surcroît, à raison de 100 DA le kg. Nous apprenons auprès de certains éleveurs de bétail de la région que le foin premier choix de l’année passée est cédé actuellement à 350 DA la botte et la paille à 150 DA.

Notons que la pluviométrie exceptionnelle des mois de mars et d’avril ont été à l’origine d’une spectaculaire croissance de l’herbe dans tous les espaces nus tant au niveau des terrains agricoles qu’au niveau des forêts et des périphéries des centre urbains. Ces herbes hautes et bien fournies qui forment des tamis épais, présentent de hauts risques de départs d’incendies durant la saison chaude. Reste à espérer que les APC et les services des forêts prendront les devants en organisant les traditionnelles campagnes de désherbage qui ont cessé depuis ces trois dernières années.

Ces campagnes, en plus de réduire les risques de départ d’incendie absorbent un taux non négligeable du chômage des centaines de jeunes qui se font un peu d’argent de poche durant ces campagnes qui durent jusqu’a trois mois.

Oulaid Soualah