Accueil Bouira Les projets au compte-gouttes !

AHNIF - Développement local

Les projets au compte-gouttes !

59

L’état des lieux dans la commune d’Ahnif est peu reluisant, en ce sens qu’il y a un manque flagrant en projets de développement, ce qui se répercute négativement sur le cadre de vie des habitants de cette localité déshéritée. Ici, tous les villages sont confrontés à des carences en tout genre, mettant les habitants dans tous leurs états. Ainsi, le gros des problèmes concernent essentiellement l’aménagement urbain, l’eau potable, le gaz naturel, l’assainissement, le logement rural et bien d’autres volets qui enregistrent des insuffisances criardes.

Les habitants de tous les villages ne cessent de soulever, souvent de façon bruyante, les déficits enregistrés dans leurs bourgades qui traînent depuis des lustres. L’isolement vient comme pour « achever » des villages en proie à un quotidien de plus en plus difficile. « Les besoins des habitants en matière de développement augmentent d’année en année et parallèlement les déficits se creusent de plus en plus dans notre commune », regrette un habitant du chef-lieu.

La municipalité vit des subventions de l’État qui demeurent « insuffisantes » de l’avis des élus à l’APC. Les villageois font face, depuis des décennies de cela, au manque d’eau potable, comme il est le cas pour les bourgades de Tameziaft, Ighil Naït Ameur, Ahemam et autres. L’extension des différents réseaux comme le gaz naturel, les routes et l’assainissement peine à être amorcée, ce qui plonge les villages dans la déshérence totale. Ainsi donc, les villages Ahemam, Douba, Aksim, Ighzer Oumeziav, Bourmel attendent toujours leur part de développement et la prise en charge des doléances des habitants dans tous les volets. « La situation dans laquelle est confinée notre village n’envoie guère à l’optimisme.

Il y a toute une ribambelle de carences qui y sont enregistrées, comme la pénurie d’eau, le manque d’aménagement des accès internes du village, l’absence des extensions des réseaux du gaz naturel, l’assainissement et l’AEP vers notre bourgade et j’en passe », déplore un habitant du village Tameziaft.

Y. S.